Coupe de France dames Lyon PSG
Les Lyonnaises ont finalement été au-dessus des Parisiennes... | MaxPPP - Olivier Blin

Les Lyonnaises attendent le PSG de pied ferme

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Les joueuses de Lyon, qui reçoivent le Paris SG dimanche au Parc OL en demi-finale aller de la Ligue des champions dames, voudront prendre leur revanche après avoir été éliminées par les Parisiennes lors de l'édition précédente. Double lauréat de l'épreuve en 2011 et 2012, et finaliste en 2010 et 2013, l'OL avait été sorti prématurément en 8es de finale de la compétition par son rival français.

La saison dernière, en 8e de finale au stade de Gerland, la sortie avait été cruelle face à une équipe du PSG archi-dominée mais qui avait profité de l'inefficacité des Lyonnaises pour se qualifier contre le cours du jeu (1-0). Plus tard, les Parisiennes avaient perdu en finale contre Francfort (2-1). En 2013-2014, au même stade de la compétition, ce sont les Allemandes de Turbine Potsdam qui avaient éliminé l'OL (0-1, 2-1).

Prêcheur: "c'est un défi"

"Je m'associe à l'histoire du club. Je serais vraiment de mauvaise foi de dire que cette Ligue des champions et la volonté d'aller chercher cette coupe ne soient pas une priorité chez nous. Ça l'est pour l'OL et les joueuses et je me suis totalement approprié ce défi", souligne de son côté, l'entraîneur Gérard Prêcheur qui dirige les Lyonnaises pour la seconde saison. Il a succédé à Patrice Lair qui avait permis au club rhodanien de remporter ses deux premiers trophées européens après que Farid Benstiti, un ancien joueur de Lyon, en Ligue 2, aujourd'hui sur le banc du PSG, a échoué dans cette entreprise en finale, en 2010, contre Potsdam. "La saison dernière, la sortie était tellement prématurée que nous n'avions pu nous étalonner par rapport au niveau européen. Affronter un club français rend difficile de se jauger même si les filles sont sereines. Elles ont franchi un palier dans le jeu", analyse Prêcheur. Celui-ci a imposé ses orientations techniques basées sur un style très offensif, la possession du ballon et sur la récupération dès la perte de balle. "Je reste concentré sur la qualité du jeu car je sais que c'est dans ce registre que nous ferons la différence, que nous pourrons dominer ou pas notre adversaire", défend le technicien, ancien directeur de l'INF Clairefontaine et ancien responsable du Centre national de formation et d'entraînement du football féminin.

Pour autant, cette confrontation face au Paris SG n'alimente pas de véritable sentiment de revanche chez les Lyonnaises vis-à-vis de l'élimination subie la saison dernière. "C'est passé. Il faut vivre dans l'immédiat. Nous avons suffisamment de quoi être motivés pour que nous restions sereins sur la qualité de notre jeu", estime Gérard Prêcheur. Celui-ci veut surtout retenir les enseignements des deux confrontations entre l'OL et le PSG en championnat cette saison. L'aller avait été gagné par Lyon 5-0 avec un 3-5-2 inédit alors que le retour s'était conclu sur un résultat nul (0-0) "face à un adversaire qui nous avait empêché de marquer".

Les Parisiennes de leur côté ne se font pas de souci. Elles savant qu'elles seront attendues. Mais bien que privées de leurs cadres Jessica Houara-d'Hommeaux et Shirley Cruz suspendues, elles iront à Lyon avec de l'ambition, et dans un premier temps l'objectif de, au moins, limiter les dégâts pour aborder le match retour dans les meilleures conditions, pour espérer aller disputer leur deuxième finale de C1 consécutive.

Christian Grégoire