Le Montpelliérain Benjamin Stambouli dans le doute
Le Montpelliérain Benjamin Stambouli dans le doute après la défaite face à l'Olympiakos | BORIS HORVAT / AFP

Les Français galèrent, les cadors aussi!

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Drôle de journée! Si les clubs français - Lille et Montpellier- continuent de souffrir et confirment leurs difficultés à l'étage européen. Les cadors comme le Real Madrid, Chelsea et Arsenal ont aussi connu des soirées compliquées. Tendances lourdes? Oui pour les clubs français, moins pour les autres. Carton plein en revanche pour Porto, Malaga, Barcelone et Manchester United.

Les Français pas invités

A défaut de briller, Paris grâce à la manne qatarie respecte la logique en battant les deux équipes les plus faibles de son groupe (Kiev 4-1 et Zagreb 2-0). Alors que Porto, Braga ou Donesk rivalise sur la scène européenne avec les meilleures formations, Lille et Montpellier à elles deux ont pris un point en six rencontres. Dur. Tant dans le jeu que dans le combat, les deux équipes rivalisent un temps avant de céder inexorablement.

Dernier aussi de son groupe, Montpellier a subi sa deuxième défaite en deux matches à domicile dans le groupe B et fait le dur apprentissage d'une compétition intransigeante où  l'inconstance ne pardonne pas. Dernier de son groupe sans le moindre point, quand les trois autres équipes - Munich, Valence et Borisov -, en comptent six, Lille, pourtant habitué des joutes européennes, a été trop poussif depuis le début de la compagne européenne. L'après Eden Hazard est plus dur que prévu et le collectif n'arrive pas à se sublimer dans les gros matches.

Vu les résultats des clubs portugais, ukrainiens et même russes, il est important de gagner des rencontres pour consolide l'indice UEFA et tenter de rallier la Ligue Europa, la deuxième division européenne qui, semble-t-il, sied mieux aux clubs français.

Les gros chahutés

Mardi, Chelsea est tombé à Donetsk (0-2), la Juventus Turin a souffert au Danemark (1-1) comme Manchester United et Barcelone, même si les deux derniers ont gagné. Mercredi, Le Real Madrid, Manchester City, Arsenal et le Milan AC ont en commun d'avoir perdu. Ces poids lourds ont montré un manque d'efficacité, de gnaque et de présence physique étonnant.

Les Madrilènes, neuf fois champions d'Europe, n'aiment décidément pas l'Allemagne où ils n'ont gagné qu'une fois en 24 déplacements.  Le Milan AC, en grande difficulté en championnat après avoir cédé Zlatan Ibrahimovic, Thiago Silva et Antonio Cassano cet été sur fond d'austérité, a aussi été mis KO, à Malaga (1-0). Comme l'an dernier, City n'arrive pas reproduire son niveau de jeu vu en championnat. La claque reçue sur la pelouse de l'Ajax (3-1) remet en cause leur qualification pour les huitièmes.

D'une manière générale, ces clubs ont du mal à concilier des championnats de plus en plus relevés, notamment en Angleterre et en Espagne, et des soucis financiers (Milan) avec l'exigence de la Ligue des champions. Une réaction est attendue dès la prochaine journée. Question de standing.

Les cartons pleins

Barcelone et Manchester United sont les gros à être à leur niveau malgré des victoires poussives, respectivement face au Celtic (2-1 à la dernière seconde) et Braga (3-2 après avoir été mené 0-2). Avec trois victoires en trois en rencontres, ces deux mastodontes peuvent déjà gérer leur match retour et valider la qualification très vite. Dans le jeu comme dans l'engagement physique, ces deux formations sont au rendez-vous.

Pas forcément attendus, Porto et Malaga aussi. Les deux équipes ont vu partir leurs meilleures joueurs mais affichent un niveau de jeu et d'efficacité intéressant. Si Porto est un habitué de l'Europe, Malaga impressionne depuis le débute de saison aussi bien en Liga (3e) qu'en Coupe d'Europe. Le club traverse plus aisément une même passe financière délicate que Milan et domine le groupe C. Avec un trois sur trois, ces deux équipes vont voir les huitièmes. Voir mieux.

Comme Shalke, Dortmund et Shakhtar Donetsk, tous à 7 points avec 2 victoires et 1 nul. Les club rivaux de la Ruhr ont accroché deux beaux gabarits à leur tableau de chasse - respectivement le Real Madrid et Arsenal.On aimerait en dire autant pour les clubs français.

Mathieu Baratas