Barcelone Messi Villa joie 092010
La grande complicité de Messi et Villa sous le maillot de Barcelone | AFP - LLUIS GENE

Les Espagnols frappent d'entrée

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La Ligue des champions est partie sur les chapeaux de roue à Barcelone où Messi et Villa ont donné le tournis au Panathinaïkos. Les Grecs s'inclinent 5-1 malgré l'ouverture du score de Govou. Vainqueur 1-0 de Kazan, Copenhague peut y croire dans ce groupe D. Les Espagnols étaient à la fête puisque Valence a atomisé Bursaspor (0-4) et met déjà la pression sur Manchester Utd, accroché par les Rangers 0-0. Le champion en titre intériste s'est fait peur à Twente (2-2).

GROUPE A

L'honneur est resté au champion en titre l'Inter Milan qui a frappé en premier dans cette Ligue des champions. Pilier du onze de Mourinho la saison dernière, Sneijder était à point nommé pour fusiller le portier néerlandais (13e). Mais la défense de Benitez n'est pas encore au niveau de celle du technicien portugais puisque Janssen égalisait pour Twente (20e) tandis que Milito marquait contre son camp sur corner (30e). Les Nerazzuri peuvent heureusement compter sur Samuel Eto'o, auteur d'une frappe libératrice avant la pause. Finalement, un nul pour commencer, c'est presque une tradition à l'Inter qui peine toujours lors de ses entames. Les actions du Werder Brême sont elles aussi en dents de scie. Elles ont même chuté d'entrée suite à deux buts rapides de Tottenham (Pasanen 12e et Crouch 18e). Mais les Allemands ont vaincu la crise en cinq minutes. Hugo Almeida ouvrait la brèche avant la pause (43e). Marin s'y engouffrait à la reprise d'une frappe au ras du poteau (47). 2-2, c'était le tarif du groupe A ce soir.

GROUPE C

Quelle mouche a piqué Alex Ferguson d'aligner une équipe B face aux Rangers ? Mauvaise idée car les remplaçants (10 joueurs changé par rapport au match de championnat à Everton) n'ont pas pu faire mieux qu'un pâle 0-0. Les champions d'Ecosse ont eu beau jeu de serrer les rangs et d'éviter au maximum les incursions dans le camp d'en face. Une tactique très limitée mais payante puisque les Mancuniens ont eu le plus grand  mal à se montrer dangereux, les seules occasions venant de tentatives lointaines du Nord-Irlandais Gibson. Pour le reste la possession quasi exclusive du ballon est restée désespérément stérile. A Bursaspor, on a eu droit à l'inverse. Du jeu et une avalanche de buts. Tous pour Valence qui a montré aux Turcs le niveau requis pour la C1. Le choc entre les Valencians et Mancuniens à la fin du mois s'annonce brûlant !

GROUPE D

Le Camp Nou avait des accents français. Avec Cissé, Govou et Boumsong, le Panathinaïkos misait sur l'expérience pour gêner le grand Barça. Ça marchait au bout de vingt minutes en dépit d'une forte domination catalane et d'un gâchis de Xavi sur Tzorvas (5e). Sur un contre, Govou rappelait ses belles années lyonnaises en trompant Victor Valdès d'un tir croisé (0-1, 20e). Le rêve n'allait pas durer. 120 secondes, plus tard, Xavi donnait un caviar à Messi qui lobait Tzorvas (1-1, 22e). Le premier but déclenchait les hostilités. Mais avec son fusil à bouchon, le Pana ne pouvait pas lutter. Sur un corner dévié par Busquets, Villa reprenait en demi-volée et donnait l'avantage à son équipe (2-1, 33e). Les actions s'enchaînaient devant le but grec. Messi touchait la barre (43e) puis récidivait deux minutes plus tard, sur un double une-deux conclu en finesse (3-1, 45e). Le Pana allait prendre cher car ça allait vite. Trop vite. Kanté était "obligé" de sécher Messi qui ratait son penalty (55e). Finalement, les seconds couteaux sortaient leur fine lame et terminaient le travail. Pedro Rodriguez (78e) et Dani Alvès (90e+3) portaient le score à 5-1. Le Barça est lancé ! Dans l'autre match, le FC Copenhague a réalisé un joli coup en dominant le Rubin Kazan dans les dernières minutes. Sur un coup franc, N'Doye était le plus prompt à s'imposer (1-0, 87e).

REACTIONS

Rafael Benitez (entraîneur de l'Inter Milan): "C'est un résultat positif (2-2, ndlr). On a eu une première période très difficile, mais je suis satisfait de notre deuxième mi-temps contre une équipe difficile, avec trois avants placés très haut, difficiles à contrôler. Ils recevaient les balles longues, les deuxièmes ballons... C'est vrai que nous avons été en danger en première période, les arrières montaient, pas facile de tous les contrôler, ils étaient survoltés à domicile! Je suis très content du travail de Diego Milito (qui n'a pas marqué cette saison... sauf contre son camp mardi, ndlr), de son travail pour l'équipe (un de ses tirs à amené le premier but de l'Inter). Dans l'équipe, on doit un peu plus encore travailler tous ensemble, mais contre Twente, petit à petit, on a mieux tenu le ballon.

Michel Preud'Homme (BEL/entraîneur  du FC Twente): "On a essayé de mettre de la vitesse. On leur a fait mal. Je  félicite mon équipe pour son premier point (en Ligue des champions), surtout  pour la manière dont on l'a obtenu. On aurait bien sûr préféré gagner. Mais  c'est un bon début, trois point contre le tenant (du titre), c'est pas mal".

Alex Ferguson (entraîneur de Manchester United): "Valencia est à l'hôpital. Il semble qu'il s'agisse d'une dislocation et d'une fracture (de la jambe). C'est une vilaine blessure. Elle le tiendra éloigné pendant longtemps. Leur système de jeu était très difficile à attaquer. Il faut le reconnaître. Ils ont bien fait leur boulot. Nous avons eu la possession, mais nous ne nous sommes pas créé de grosses occasions. Les seules sont venues de tentatives de loin. Le premier corner est arrivé au bout de 70 minutes."

Rio Ferdinand (capitaine de Manchester United): "Ils sont venus pour défendre et peut-être marquer un but en contre-attaque, il faut respecter cela. Ils ont bien fait ce qu'ils étaient venus faire. Pour se qualifier, il faut environ dix points, nous en avons un ce soir."

Jean-Alain Boumsong (FRA/défenseur du  Panathinaïkos): "Le Barça est vraiment très fort, nous l'avons  vu ce soir... Le Barça est vraiment le plus fort du groupe. Notre objectif est  de finir derrière eux, ils sont hors-classe. La qualité de leurs grands joueurs  est incroyable, que ce soit pour faire la différence tout seul ou donner une  balle décisive. Et Messi, c'est vraiment Messi..."