Guerrero offre le Mondial des Clubs aux Corinthians
Guerrero, héros des Corinthians | TORU YAMANAKA / AFP

Les Corinthians sur le toit du monde

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Les Corinthians ont remporté le Mondial des clubs en dominant Chelsea en finale à Yokohama (1-0). Déjà unique buteur en demi-finale face à Al-Ahly, Guerrero a remis ça contre les champions d'Europe en titre. Solide défensivement, le Timao s'offre une deuxième victoire dans la compétition après son succès en 2000 lors de la première édition. Les Anglais se sont montrés trop brouillons et maladroits pour espérer mieux, à l'image de Torres et Moses.

Vainqueurs de la première édition du Mondial des clubs en 2000, les Corinthians retrouvent leur trône. Les Brésiliens peuvent ériger une statue à l'effigie de Paolo Guerrero, leur buteur providentiel. Le Péruvien avait déjà scoré contre Al-Ahly en demi-finale (1-0). Il a remis le couvert contre Chelsea. Remuant tout au long de la rencontre et véritable poison pour l'arrière garde londonienne, l'ancien du Bayern Munich a propulsé un ballon contré par Cahill de la tête dans le but déserté par Cech (69e, 1-0). 

Tite (entraîneur des Corinthians): "Ce tire récompense tous les supporteurs de Corinthians pour leur soutien, ceux qui étaient ici présents, mais aussi ceux qui n'étaient pas là physiquement, mais qui étaient avec nous avec leur âme et leur esprit. L'équipe a mérité de remporter le titre en raison du jeu pratiqué. Je suis très heureux. Tout s'est bien déroulé. Chaque joueur a bien fait son travail."

L'unique réalisation d'une rencontre cadenassée. Et lorsque les Blues ont réussi à prendre le dessus sur une arrière-garde auriverde vigilante, le gardien Cassio s'est interposé, à l'image de ses arrêts sur des frappes de Cahill (10e) ou Moses (39e). Fernando Torres a même manqué l'immanquable en fin de match, son tir à bout portant échouant dans les gants du portier du Timao (86e). Et quand l'attaquant espagnol a enfin fait trembler les filets, il était hors jeu (90e +2).

Pas de rayon de soleil pour Chelsea

Incapables de s'organiser pour revenir au score, les hommes de Rafa Beñitez ont également eu à déplorer la sévère expulsion de Cahill en fin de match (89e). Cet échec ne va pas améliorer la côte de popularité du technicien espagnol déjà contesté à Stamford Bridge. Il met également fin à une série de trois succès pour les Britanniques. Distancés en championnat (3e à 13 points du leader United avec un match en moins) et premiers champions d'Europe à avoir été éliminés dès la phase de groupes de la Ligue des champions.

 Quant aux Corinthians, ils mettent fin à la domination de l'Europe sur la compétition, en ramenant un titre que s'était octroyé le Vieux Continent depuis 2007 (Milan AC, Man United, Barcelone, Inter et Barcelone). L'accueil des supporters alvinegro, venus par millier lors du départ de leur équipe, promet. Sao Paulo s'apprête à vibrer.

Rafael Benitez (entraîneur de Chelsea): "Nous n'avons pas été surpris par le jeu des Corinthians, car nous avions vu auparavant leur manière de jouer. C'est une équipe de grande qualité. Nous savions que nous aurions des occasions, mais il fallait les convertir. Je pense qu'ils n'ont eu qu'une véritable occasion (de but) et l'ont transformée".

Jerome Carrere