La France gagne une place à l'indice UEFA
UEFA | GIUSEPPE CACACE / AFP

L'échéance du fair-play financier assouplie

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Le comité exécutif de l'UEFA a amendé lundi à Prague le fair-play financier (FPF) en introduisant notamment une possibilité d'anticipation pour les clubs, avec une première saison d'encadrement moins contraignante.

Le principe du FPF reste le même : les clubs européens qui veulent participer aux compétitions de l'UEFA ne peuvent dépenser plus que les revenus qu'ils génèrent, sous peine de sanctions, comme des restrictions de recrutement  (c'est le cas du Paris SG, qui reste toujours sous les mêmes contraintes) ou d'exclusion des coupes d'Europe (c'est le cas du Dynamo Moscou de Mathieu Valbuena, privé d'Europa League). Ce qui est nouveau, c'est une possibilité d'anticipation pour les clubs, sous le nom de "volontariat". Jusqu'ici, les clubs tombaient sous la loupe des experts financiers du FPF dès qu'ils étaient qualifiés pour la Ligue des champions ou l'Europa League.

Désormais, un club qui n'est pas encore qualifié (C1 ou C3), s'il a un projet de développement dans ce sens, aura jusqu'au 31 décembre pour s  déclarer volontaire pour un "accord de règlement". L'instance de contrôle financier statuera alors sur son cas d'ici au printemps suivant, et si ses investissements (infrastructures ou achats de joueurs) le mettent dans le rouge  comme le club le craint, il aura une période de mise à l'épreuve qui pourra durer jusqu'à quatre saisons (contre trois maximum actuellement). L'avantage, c'est que les éventuelles restrictions (comme une enveloppe limitée de recrutement) ne seront pas applicables dès la première saison, contrairement à  aujourd'hui.

Michel Platini, président de l'UEFA, a salué dans un communiqué ces aménagements : "Les nouvelles règles visent à étendre et à renforcer le fair-play financier. Les objectifs restent les mêmes, nous évoluons simplement d'une période d'austérité vers une période où nous pouvons offrir davantage de possibilités pour une croissance et un développement durables".

Christian Grégoire