Le top 5 des phrases chocs de Patrice Evra

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Auteur·e : Emilien Diaz
Patrice Evra
Patrice Evra | AFP

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Patrice Evra a annoncé ce lundi qu'il prenait officiellement sa retraite sportive. S'il a brillé sur les terrains, en soulevant notamment la Ligue des Champions en 2008, l'ancien défenseur de l'équipe de France a aussi marqué les esprits en dehors, par des phrases cultes et des punchlines devenues mythiques. On vous a sélectionné les cinq plus marquantes.

• Arsenal, 11 hommes contre 11 enfants

2009. Demi-finale retour de Ligue des Champions entre Arsenal et Manchester United. Après avoir gagné le match aller (1-0), les Red Devils l’emportent (1-3) à Londres et se qualifient pour la finale assez facilement. Les joueurs d’Alex Ferguson viennent de faire tomber l’un de leurs meilleurs ennemis et ne boudent pas leur plaisir, à commencer par Patrice Evra, qui s’essaie à une comparaison un peu douteuse au moment de revenir sur le match : 

"On a vraiment plus d’expérience qu’eux, et ça s’est vu. En général, quand tu gagnes, tu dis que tu as bien joué. Mais ce soir, c’était onze hommes contre onze enfants. Et si le résultat avait été le même à l’aller, cela aurait été normal. On n’arrête pas d’entendre qu’Arsenal c’est le beau football. Mais en foot, ce n’est pas le tout de bien jouer au ballon. Il faut savoir gagner des titres. A Manchester, on joue bien au ballon et on gagne des titres. Même techniquement, si on regarde leurs joueurs, on était meilleurs partout (…) La Ligue des Champions, c’est un autre niveau".  

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• Thuram, Knysna et Malcom X

2010. Alors que l’Equipe de France sort d’un des épisodes les plus difficiles de son histoire après la crise de Knysna au Mondial Sud-Africain, Lilian Thuram – alors membre du Conseil fédéral de la fédération française de football (FFF) – sort de son silence pour évoquer le cas Patrice Evra. Selon lui, le capitaine des Bleus, à l’origine du mouvement de grève pour défendre Nicolas Anelka, ne doit plus jamais porter le maillot des Bleus, et mérite d’être sanctionné par la commission de discipline. Piqué au vif, Evra réplique :

"C’est facile de dire qu’avec un autre capitaine que moi, les choses se seraient déroulées différemment. Lilian se prend à la fois pour le nouveau sélectionneur, le président de la fédération et le président de la République (…) Ce que l’on a fait en Afrique du Sud est grave. Pourquoi remettre de l’huile sur le feu ? Ce n’est pas son rôle. Il est temps qu’il arrête de jouer un rôle qui n’est pas le sien en disant que les Bleus contribuent à faire augmenter le racisme. Il ne suffit pas de se balader avec des livres sur l’esclavage, des lunettes et un chapeau pour devenir Malcom X". 

• Fernandel, Pierre Ménez et Rolland Tournevis

2013. Décevant en équipe de France, où il occupe toujours le poste de latéral gauche sous la houlette de Didier Deschamps, Patrice Evra est sous le feu des critiques. Les consultants des diverses émissions de débats comme Luis Fernandez, Rolland Courbis, Pierre Ménès ou encore Bixente Lizarazu n’hésitent pas à remettre en questions la place du défenseur en sélection, quitte à se faire un ennemi. Cela ne rate pas. À bout de nerfs, Evra craque lors de l’émission Téléfoot et vide son sac :

"Michel Fernandel (Luis Fernandez, NDLR), je lui ai fait visiter Old Trafford, il était comme à Disney ! A part sucer des Chupa Chups et danser la Macarena au bord du terrain, je ne sais pas ce qu’il a fait (…) Lizarazu, je ne sais pas ce qu’il a contre moi ! Moi j’ai été élu deux fois meilleur arrière gauche du monde. Lui, je ne sais pas s’il l’a déjà été (…) Après, il y a Ménez. Ou Ménès, peu importe. J’espère le croiser. Il a dit que j’étais prêt à vendre ma mère pour aller en équipe de France. J’espère le choper. Malouda l’a déjà chopé, et il n’en parle plus. Le jour où il arrive à faire huit jongles, j’arrête ma carrière (…) Et Rolland Tournevis (Rolland Courbis, NDLR) sur RMC, il ne fait que parler. Qu’ils arrêtent de mentir à la France". 

• Duarig et les poils pubiens de Zizou

2017. Alors qu’il évolue désormais à l’Olympique de Marseille, Patrice Evra n’en n’a pas terminé avec les frasques et les punchlines. Régulièrement la cible des critiques de Christophe Dugarry sur Canal plus puis RMC, le défenseur décide de répondre au champion du monde 98 lors d’un entretien réalisé avec Williams Gallas. Là encore, Evra se lâche, et va un peu trop loin en évoquant les parties intimes de l'ancien numéro 10 de l'Equipe de France :

"Mon frère m’a dit qu’il fallait quand même que je m’occupe de Duarig (Dugarry, NDLR). Tu sais c’est qui, il travaille avec toi (…) S’il a un problème avec moi, qu’il vienne me voir à Marseille, on en discute, il n’y a pas de soucis. Je le respecte. Champion du monde, champion d’Europe. Mais bon, dans tout ça c’est la seule personne au monde qui sait le nombre de poils pubiens que Zinédine Zidane a sur ses  bijoux de famille". 

• Roro, PSG et insultes

2019. Patrice Evra est présent dans la tribune du Parc des princes pour le huitième de finale retour de Ligue des Champions entre le Paris Saint-Germain et Manchester United, son ancien club. Au coup de sifflet finale, après la victoire des Red Devils, le défenseur exulte, et clame sur les réseaux sociaux son amour pour le club mancunien en concluant par son désormais célébrissime « I love this game ». Une sortie qui n’est pas au goût de l'ancien parisien Jérôme Rothen, qui critique ouvertement la réaction de son ancien coéquipier à Monaco en dénonçant "un manque de respect". Deux jours plus tard, Evra répond par une vidéo publiée sur Instagram, de manière assez virulente :

"Roro, pas toi. On m’a dit Jérôme, j’ai dit non mais arrêtez vos conneries. On m’a montré la vidéo. T’as dit « l’autre ». Espèce d’enfant de capote trouée. Oh, pardon, regarde ce que tu me fais faire (…) T’es en train de péter les plombs ma petite blonde. Ta récompense, tu sais ce que c’est, dès que je te croise, je vais te mettre une bonne tarte dans ta g….. Et tu pourras dire que je réponds par la violence. On a mangé dans la même assiette. On a joué ensemble et là tu fais des blagues".