Real Madrid
La joie des joueurs du Real Madrid | JAVIER SORIANO / AFP

Le Real toujours plus grand

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Vainqueur des Argentins de San Lorenzo en finale de la Coupe du monde des clubs à Marrakech (2-0), le Real Madrid a confirmé son emprise sur le foot mondial. Ce succès, notamment acquis grâce à des buts de Sergio Ramos et Gareth Bale, permet aux Madrilènes de succèder au Bayern Munich. L'Europe mène désormais 7 victoires à 4 face aux Sud-Américains dans cette compétition.

La salle des Trophées de Santiago Bernabeau, déjà bien garnie, n'attendait plus qu'elle. Elle, c'est la Coupe du monde des clubs, le dernier trophée qui manquait au palmarès de l'immense Real Madrid. Grâce à un succès relativement facile face aux vainqueur de la Copa Libertadores, les Merengue ont enchaîné une 22e victoire de rang. Certainement pas la moins prestigieuse de la série...

Avec un James Rodriguez titulaire, le Real ne ratait pas son envol. Pied sur la pédale d'accélérateur, les Merengue embrayaient dès la 2e minute avec Ronaldo au centre et Benzema, seul devant le but, qui se prenait les pieds dans le tapis marocain. La suite était beaucoup plus poussive. La formation d'Ancelotti se heurtait  à des Argentins fidèles à leur réputation, rugueux et solides défensivement. Privés des espaces qu'ils affectionnent tant, les flèches Ronaldo et Bale restaient dans leur étui.

Sergio Ramos le défricheur

Mais le Real dispose d'autres armes dans son arsenal. Et notamment la tête chercheuse de Sergio Ramos, impeccable de détente et de timing sur un corner pour prendre le meilleur sur l'ex-Nantais Mario Yepes et ouvrir le score (1-0, 36e). Face à une formation aussi compacte que celle de San Lorenzo, le plus dur était de débloquer la situation. Dès lors, les partenaires de CR7 pouvaient se permettre de voir venir. 

Clairement dominés techniquement, les Argentins n'avaient que leur abnégation à opposer. Cela suffisait à ne pas prendre une "valise" mais certainement pas à inquiéter le champion d'Europe en titre. Suite à un mouvement limpide, Isco trouvait Bale dont la frappe passait sous le ventre du peu inspiré Torrico (2-0, 51e). Repu, le Real déroulait ensuite tranquillement, faisait confiance à Casillas pour réaliser deux belles parades sur des frappes lointaines (82e et 87e) et ne se signalant que par quelques éclairs sporadiques, comme sur cet enchaînement contrôle poitrine-volée de Karim Benzema qui passait au ras du poteau gauche argentin (63e). Et qu'importe si Cristiano Ronaldo enchaînait un second match sans marquer, l'essentiel était ailleurs. Il était dans cette nouvelle ligne à ajouter au plus grand palmarès du football mondial. 

Julien Lamotte