Paris SG Borussia Dortmund Mevlut Erding 11 2010
Mevlut Erding (Paris SG) | AFP - Franck Fife

Le PSG devra attendre

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Le PSG, victime de son manque de réalisme offensif, a laissé passer l'occasion de valider dès jeudi son billet pour les 16e de finale de l'Europa League, en étant tenu en échec au Parc des Princes par une solide équipe de Dortmund (0-0). Certes, Paris pourra regretter les occasions ratées d'Erding, mais peut aussi se satisfaire car en fin de rencontre, le Borussia a sérieusement poussé, et aurait pu faire la différence.

Alors évidemment, le PSG est toujours en course pour se qualifier même s'il a perdu sa 1re place au bénéfice de Séville (vainqueur 4-0 de Kharpaty Lviv).puisque les Allemands restent derrière eux à trois points, alors qu'ils termineront leur aventure par un déplacement compliqué en Espagne. Mais l'essentiel n'est pas là. Car Kombouare et ses hommes auraient pu d'ores et déjà se tranquilliser et peuvent regretter de n'avoir pas manqué.Car les Parisiens, conscients de la menace et de la qualité individuelle de Barrios ou Sahin, ont parfaitement respecté les consignes en se repliant vite en phase défensive, annihilant ainsi la plupart des situations dangereuses du Borussia.

Mais Erding a raté pas moins de quatre occasions franches, dont les deux dernières lors de duels seul face au gardien (51, 65). Dommage car avant cela, Nenê avait tout fait pour décourager ses adversaires directs en multipliant les enchaînement de dribbles spectaculaires. D'abord bien contenu, le leader du championnat allemand, n'a donc pu se montrer à son avantage que rarement, même si la vivacité de Götze et de Kagawa a causé quelques sueurs froides à une défense parfois réduite à des gestes désespérés.

Le besoin impératif de victoire pour le Borussia conjugué à la sortie de Nenê (66) ont fait ensuite sortir Dortmund de sa réserve. Mais c'est le moment qu'ont choisi Sakho, énorme, et Edel, fébrile à l'exception d'une parade aussi tardive qu'héroïque (90), pour sortir le grand jeu. Venus en nombre et conquérants, les supporteurs Allemands n'ont toutefois pu pousser assez loin leur équipe malgré leurs encouragements. Et le PSG fébrile en défense a eu très chaud sous les poussées allemandes, et peut donc finalement se contenter de ce match nul. Il attendra encore pour se qualifier.

Réactions

Antoine Kombouaré (entraîneur du Paris SG): "Mon  premier sentiment est de la déception, car on a fait un très grand match. On a  eu les occasions pour ouvrir le score. C'est vrai aussi qu'on a flotté 20  minutes en seconde période, mais j'ai aimé notre comportement. On a été très  solide. Erding traverse une période difficile. Nous sommes là pour l'encourager,  le soutenir. A lui d'être costaud, de relever la tête et de trouver les  solutions. On est à fond derrière lui. Il y a eu une grosse dépense d'énergie,  c'était un vrai match de coupe d'Europe avec beaucoup d'intensité. Marseille a  joué un match en moins et a eu un jour de repos supplémentaire. Ca va peser. Je  suis déçu du résultat mais aussi satisfaits car beaucoup de garçons ont répondu  présent. Toute l'équipe, mais Edel en particulier, qui fait deux gros arrêts en  fin de match et permet de garder notre but inviolé. On a maintenu cette équipe  de Dortmund à distance, c'est bien. On a notre destin entre les mains."

Jürgen Klopp (entraîneur du Borussia): "On a fait une bonne entame de match mais on a peut-être pêché dans la finition, on n'a pas su concrétiser par des frappes au but. On a eu à faire à quelques contres de Paris mais je crois qu'on a eu le contrôle hormis quand ils ont misé sur la qualité individuelle et un Nenê très talentueux. Ensuite, on a mis la pression et notre gardien a sauvé les meubles quand il fallait, mais le match ne se résume pas à des duels entre Erding et Weidenfeller. Sur les deux matches, on aurait peut-être mérité d'en gagner un. On n'a plus notre sort entre nos mains et on sera supporteur du PSG pour avoir ensuite notre finale à Séville. Si on arrive à atteindre les 11 points, je serai satisfait. Je suis déçu oui, mais il n'y a pas d'abattement, ni chez moi ni chez les joueurs. On a montré quelque chose plus le match avançait. Malgré le turn-over du PSG, on a fini plus fort qu'eux. On aurait pu assister à un score fleuve de 4-4. C'est futile car il est de 0-0 et on a perdu la différence particulière. Paris est assez chanceux dans cette compétition, ils peuvent aller loin. (Sur ses "échanges" avec Kombouaré) A chaque situation il en profitait pour se tourner vers moi et faire des gestes. Je ne sais pas si c'est une coutume en France mais, chez nous, ce n'est pas dans nos habitudes d'avoir des contacts avec les collègues".