Parc des Princes
Le Parc des Princes, antre du PSG | JACQUES DEMARTHON / AFP

Le Parc des Princes vendu au Qatar?

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Le Parc des Princes, l’antre du Paris Saint-Germain, serait sur le point d’être vendu au Qatar. C’est ce qu’annonce ce vendredi Le Parisien, précisant que la mairie de Paris a déjà fait une proposition chiffrée à Nasser Al-Khelaïfi, le président du club de la capitale.

Inauguré en 1972 par Georges Pompidou, le Parc des Princes, quatrième plus grand stade français à ce jour, a toujours appartenu à la Ville de Paris. Cela pourrait bientôt ne plus être le cas. D’après Le Parisien, la municipalité négocierait secrètement avec le PSG, son président Nasser Al-Khelaïfi et son propriétaire Qatar Sports Investments (QSI), pour racheter le stade de la porte de Saint-Cloud.

La Ville de Paris aurait déjà transmis une fourchette de prix. Le quotidien avance un chiffre inférieur à 100 millions d’euros, qui a visiblement refroidi les ardeurs des décideurs du club puisque ceux-ci n’ont pour l’instant pas donné suite. Mais le processus de cession du stade, où l’équipe de France a remporté l’Euro 1984, serait bien enclenché.

Un million d'euros par an pour entretenir le Parc

Durant la campagne des municipales 2014, Anne Hidalgo ne s’était pas opposée à un tel projet, consciente que le Parc des Princes est un bâtiment dispendieux : les seuls coûts d’entretien sont estimés à un million d’euros par an. "Ce n’est pas un sujet tabou", avait déclaré la maire de Paris.

Depuis 2013, le club est déjà assuré d’être le gestionnaire exclusif du stade, à la faveur d’une convention d’exploitation signée pour les trente prochaines années. QSI vient ainsi d’investir 75 millions d’euros pour rénover le stade en vue de l’Euro 2016. Dans la foulée de cet événement, il devrait encore injecter plusieurs dizaines de millions d’euros pour agrandir la capacité d’accueil (60 000 places) de l’arène. Le fonds qatari est donc déjà en mesure d’investir lourdement, mais le processus devrait encore s’accélérer. Quatre ans après le rachat du club, la privatisation du Parc semble aujourd’hui inévitable.