Mondial Nouvelle-Zélande Paraguay
Les Paraguayens | AFP - Juan Mabromata

Le Paraguay béni des dieux ?

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La finale de la Copa America 2011 met aux prises une équipe du Paraguay qui n'a pas gagné le moindre match dans le tournoi, face à une formation de l'Uruguay plus convaincante dans le jeu, mais dont le jeu se base également sur une solide défense. Le spectacle a rarement été au rendez-vous de cette édition, et l'affiche de la finale risque de ne pas séduire les fans du ballon rond.

"Les équipes qui ont le plus proposé de jeu, le Chili, le Brésil et l'Argentine, sont dehors", a résumé le coach de la Celeste, Oscar Tabarez. Mais ce dernier espère secrètement que ses deux poids lourds en attaque que sont Forlan et Suarez, feront pencher la balance en leur faveur. Son homologue paraguayen, Gerardo Martino sait qu'il ne possède pas les mêmes armes, et endosse volontiers le costume de l'outsider. "Au tennis, on dit parfois que le match dépend de celui qui tape le plus fort dans la balle", explique-t-il, espérant de son côté remporter enfin un match dans le temps réglementaire, histoire de faire taire les critiques. Mais cela n'empêcher pas le sélectionneur du Venezuela Cesar Farias de penser qu'il aurait dû se retrouver en finale. "Je ne vais pas retirer le mérite à celui qui est arrivé en finale, mais le  Paraguay a eu une chance incroyable", a-t-il lâché après avoir été sorti aux tirs au but en demi-finale.

Selon Tabarez, son équipe devra se battre jusqu'à la dernière minute. "Le Paraguay a la grinta, des capacités physiques, un bon jeu aérien, et lutte toujours jusqu'à la dernière minute", indique-t-il. Et ce n'est pas pour rien que l'Albirroja avait titillé l'Argentine et le Brésil dans les qualifications au Mondial-2010 (7 points pris sur 12 possibles), avant de faire match nul avec le champion du monde en titre (0-0 contre l'Italie) et de ne perdre d'un rien face à l'Espagne (défaite 1-0 en quart). En face, l'Uruguay pourrait bel et bien devenir la première nation à remporter autant de Copa America. Pour el moment, la Celeste compte comme l'Argentine 14 trophées. Et pour Forlan, ce record semble accessible. "Depuis l'arrivée du +Maestro+ en 2006, on a travaillé un peu comme l'Argentine auparavant, quand ils étaient bons en équipes de jeunes et ont sorti pas mal de bons joueurs, a-t-il indiqué. L'Uruguay a un peu copié cette idée d'avoir un processus qui va des jeunes à la sélection A, et on en voit les résultats".

Romain Bonte