Le Grenoble Foot 38 dépose son bilan

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Le Grenoble Foot 38, classé dernier au championnat de Ligue 2 et rétrogradé administrativement de National (3e div) en CFA (4e div.), a déposé son bilan ce mardi auprès du tribunal de Commerce de Grenoble. Le tribunal devrait se prononcer mercredi après-midi. Il pourrait constater la cessation de paiement et prononcer la liquidation judiciaire avec désignation d'un mandataire pour réaliser les actifs.

Relégué sportivement en National (3e div.), Grenoble Foot 38 qui était il y a quatorze mois encore en Ligue 1, où il a évolué de 2008 à 2010, avait été rétrogradé administrativement en CFA (4e div.) lundi par la DNCG en raison de son impossibilité de combler le passif de la saison 2010-2011 évalué à près de 3 millions d'euros. Une mesure de rétrogradation administrative à titre conservatoire avait déjà été prise par la DNCG l'hiver dernier. Le club isérois est détenu majoritairement par le groupe japonais Index Holdings, spécialisé dans les contenus pour téléphones mobiles qui cherchait depuis plusieurs mois à se désengager. 

Un gâchis

Depuis six mois, deux investisseurs potentiels s'étaient manifestés sans succès. Un avocat d'affaires d'origine iséroise installé à Bruxelles, Thierry Granturco, s'était porté candidat. Après plusieurs semaines de négociations infructueuses, il avait renoncé à son projet le 17 janvier alors qu'il était prêt à racheter 70% des parts de la société anonyme gérant l'équipe professionnelle. Les négociations s'étaient heurtées à des questions sur des actes de gestion passés et sur la responsabilité à engager en cas de poursuites judiciaires. Mi-mars, un homme d'affaires drômois, Christophe Maillol, s'était à son tour porté candidat, mais n'avait pas été en mesure d'apporter les garanties financières exigées pour la cession. M. Maillol avait déjà été candidat à la reprise du FC Nantes, il y a un an, sans pouvoir apporter plus de garanties. Depuis deux semaines, les dirigeants d'Index et l'avocat du GF38, Me Jean-Luc Medina, cherchaient une solution de la dernière chance pour la vente du club. L'intérêt éventuel d'une société ivoirienne a même été évoqué. L'arrivée d'un repreneur providentiel dans les prochaines heures pour proposer un plan de redressement paraît très improbable.