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Incidents en Grèce entre supporters du Panathinaïkos et de l'Olympiakos | Ayhan Mehmet / ANADOLU AGENCY

Le gouvernement grec s'oppose à la FIFA et à l'UEFA face aux violences

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Bien décidé à faire voter un projet de loi destiné à lutter contre la violence dans le sport, le gouvernement grec n'apprécie pas les ultimatums lancés par la FIFA et à l'UEFA. "Nous n'allons pas changer la philosophie de la loi concernant le sport. La supervision de la FIFA et de l'UEFA sur le football grec a failli", a lancé Stavors Kontonis, vice-ministre des Sports. Les deux organes menacent de bannir les équipes grecques des compétitions internationales si le Parlement adopte cette loi, sous prétexte d'ingérence dans les affaires sportives.

"Si la loi est adoptée telle qu'elle est proposée, nous n'aurons pas  d'autre choix que de porter ce cas à la connaissance des services compétents de  la Fifa et de l'UEFA pour des sanctions immédiates, notamment la suspension de  la Fédération grecque de football", spécifie le courrier signé par les  secrétaires généraux de la Fifa Jérôme Valcke et de l'UEFA Gianni Infantino. Une telle suspension signifierait qu'"aucune équipe ou club grec ne  pourrait participer à une compétition organisée par la FIFA ou l'UEFA",  notifiait le fax produit par le vice-ministre des Sports

Le gouvernement grec avait présenté fin mars au Parlement un projet de loi  pour lutter beaucoup plus sévèrement contre la violence dans le sport. Avec cette nouvelle loi, les autorités pourraient infliger des amendes  allant de 10.000 à 25 millions d'euros aux responsables d'incidents violents, ordonner le report ou l'annulation d'événements sportifs, et interdire de compétitions européennes les équipes fautives. Le projet de loi prévoit aussi de mieux encadrer la billetterie et des sanctions pour les médias qui inciteraient à la violence. Ce projet de loi faisait suite à différents actes de violences, qui avaient conduit le gouvernement à suspendre le championnat grec en février dernier, pour la troisième fois de la saison. Le gouvernement s'était alors engagé à trouver des solutions pour contrer ce fléau.

Kontonis a souligné qu'il rencontrerait les représentants de la FIFA et  l'UEFA à la fin du mois pour trouver un accord mais a clairement spécifié qu'il  "n'accepte pas les ultimatums". Le vice-ministre des sports a déclaré que malgré ce désagrément, le  gouvernement procèderait à la mise en place d'une surveillance de tous les  aspects du sport en Grèce. La loi devrait être votée au début du mois de mai.

Thierry Tazé-Bernard @thierrytaze