Le fair-play financier, une réunion pour faire le point

Le fair-play financier, une réunion pour faire le point

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Une table ronde sur le fair-play financier, avec des représentants de toutes les composantes du football européen, se tient lundi au siège de l'UEFA à Nyon (Suisse), pour faire un point d'étape cinq mois après les premières sanctions. Seront présents, entre autres, des représentants de certains clubs, du syndicat des joueurs professionnels, ou encore de l'Association européenne des clubs (ECA).

Après le PSG et Manchester City, d'autres clubs pourraient subir les foudres du fair-play financier. L'AS Rome, Besiktas, Liverpool ou encore l'AS Monaco sont dans le viseur du fair-play financier. Ils font tous l'objet d'une enquête. Ces clubs menacés vont pouvoir se faire entendre ce lundi à Nyon puisque se tient une table ronde sur ce fair-play financier qui fait tant parler et qui n'aurait de fair-play que le nom. "Pour moi le fair-play financier est injuste. Ca bloque les nouveaux investisseurs. Ca protège les grands clubs, ça oblige les petits clubs à rester des petits clubs", avait déploré auprès de l'AFP le président du Paris SG, Nasser Al-Khelaïfi. Lui ou certains émissaires du PSG, ainsi que ceux du dernier champion d'Angleterre devraient être présents à l'UEFA. Cette réunion a pour but de faciliter le dialogue et la compréhension entre l'institution et les clubs. Ce que voulait Michel Plaitini, président de l'UEFA. "C'est moi qui ai souhaité faire le point sur ce dossier. Je rappelle que le fair-play financier a été lancé il y a près de quatre ans, selon la volonté des clubs. Nous allons les écouter, voir ce qu'ils souhaitent" a-t-il assuré au quotidien L'Equipe.

Critiques et succès

Michel Platini a bien conscience que ce système de contrôle a ses détracteurs, les clubs incriminés. Et il est prêt à les écouter, à modifier certains points sans pour autant tout remettre en cause. "Nous ne modifierons pas les règles fondamentales qui veulent que les clubs ne dépensent pas plus d'argent qu'ils n'en génèrent. Pour le reste nous sommes ouverts. Et nous-mêmes, à l'UEFA, pouvons avoir envie de modifier, à la marge, certaines choses". Les positions aux deux extrémités de cette échelle sont connues. Karl-Heinz  Rummenigge, président de l'ECA, avait appelé en assemblée générale de son  instance en septembre "chaque club à adhérer aux règles du fair-play financier ", précisant que ce FPF ne doit "pas être vu comme une attaque contre  les clubs mais comme une évolution positive pour le long terme du jeu". "Nous ne devons vraiment pas penser que les finances des clubs sont en bon ordre, avait-il souligné.

Une bonne évaluation du fair-play financier ne pourra se faire que lorsque interviendra le point d'équilibre au bout de plusieurs années. Nous ne sommes certainement pas encore tirés d'affaire et l'UEFA va continuer à appliquer ce projet très sérieusement". L'introduction du FPF a permis par rebond une diminution des pertes cumulées des clubs européens de 1,7 milliards à 800 millions d'euros, avait salué pour sa part fin août Michel Platini, président de l'UEFA. "Nous sommes sur la bonne voie, passant d'un cycle vicieux à un cycle vertueux, les clubs jouent le jeu", avait martelé le patron du foot européen. Un jeu faussé pour certains...

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