Le Brésil s'interroge

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Au lendemain des affrontements ultra-violents survenus entre supporteurs dans le pays, la presse brésilien a tiré à boulets rouges sur les autorités, ravivant des doutes sur la capacité du pays à assurer la sécurité des stades à six mois du Mondial. La présidente Dilma Roussef n'a pas cherché à minimisé les faits et exprimé son exaspération. 'Le pays du football ne peut plus tolérer la violence dans les stades" a-t-elle dit.

Alors que les forces de l'ordre étaient en cause, celles-ci ont tenu à rétablir les faits en mettant en cause un système faisant appel au secteur privé. 
Les forces de l'ordre sont intervenues avec un temps de retard parce que  "la sécurité du match était sous la responsabilité d'une société privée engagée  par le club Atletico", a ensuite expliqué le porte-parole de la police Adilson  Moreira. De son côté, le colonel Lehmkuhl, porte-parole de la police de Santa Catarina,  a déclaré "qu'en novembre, le parquet local avait décidé que la police  ne devrait plus agir à l'intérieur des stades parce que les matchs reviennent à  l'initiative privée, avec un but lucratif et donc leur sécurité doit être  assurée par des privés...Mais comme hier il s'agissait d'actes criminels, la police a eu  l'obligation d'intervenir et a contrôlé la situation. Nous espérons que la  situation se normalise et que la police pourra agir de façon sûre".

Christian Grégoire