Edinson Cavani (Naples)
Edinson Cavani (Naples) ne cache pas sa joie | ALBERTO PIZZOLI / AFP

Le Bayern y est, Naples y croit, MU tremble

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Rien ne va plus dans le groupe A. Pendant que le Bayern Munich a obtenu son billet contre Villarreal avec notamment un doublé de Ribéry (3-1), Naples s'est mis à rêver. En battant Manchester City 2-1, le Napoli est passé devant les Anglais et jouera sa qualification à Villarreal. Dans le groupe C, Manchester Utd et Benfica se sont neutralisés 2-2. Les Portugais sont en 8e. Bâle, vainqueur d'Otelul Gelati 3-2, devra battre MU pour aller plus loin.

Manchester City est tombé sur un volcan. Non le Vésuve ne s'est pas réveillé. En revanche, Naples a soufflé le chaud. Un doublé d'Edinson Cavani, galvanisé par les grands matches, a permis au Napoli de battre Manchester City (2-1) et de le doubler pour la deuxième place du groupe A. Tout en générosité, le Napoli de Walter Mazzarri a cavalé pendant 90 minutes et quelques pour abattre le riche effectif de Roberto Mancini. Mazzarri a remporté le match des entraîneurs, laissant la possession de balle au leader de la Premier League pour le piquer en contre. Un choix payant. L'Uruguayen a ouvert le score sur un corner d'Ezequiel Lavezzi, effleurant de la tête le ballon, dévié ensuite par Yaya Touré dans son propre but (17). Le Napoli a concédé l'égalisation sur un mauvais renvoi de Salvatore Aronica, remettant malencontreusement un centre d'Edin Djeko sur David Silva, dont la frappe repoussée offrait à Balotelli un but en Italie (33).

Mais dès la reprise le "Matador" redonnait l'avantage au Napoli, sur une superbe action, à nouveau avec une passe décisive de Lavezzi (49). L'ancien palermitain marque moins cette saison, mais ses buts valent de l'or. Après le triplé contre l'AC Milan (3-1) début septembre, la "doppietta" du "Matador" donne à Naples un point d'avance sur City, avant de se rendre à Villarreal, alors que les Anglais recevront le Bayern. Les Napolitains ont leur destin en mains, mais s'ils ne gagnent pas, ils seront à la merci d'un retour de City. Leurs adversaires pourraient être tous deux démobilisés, puisque le "Sous-marin jaune" est éliminé, et Munich qualifié. Le Bayern, emmené par un Ribéry irrésistible (doublé), a validé son billet pour les 8es en battant Villareal (3-1), s'assurant par la même occasion la première place du groupe A après la 5e journée de la phase de poules. Avec 13 points, le Bayern ne peut plus être rejoint en tête et se déplacera donc le 7 décembre à Manchester City, battu à Naples (2-1), pour préserver son invincibilité avant la phase d'élimination directe.

Entre City et United, il n'y a finalement pas grande différence. Les Citizens sont presque à la trappe. MU va lui jouer son avenir en C1 sur la pelouse de Bâle. Et ce n'est pas gagné. Fort d'une meilleure différence de but particulière avec les Anglais et les Suisses, Benfica est certain de rester à une des deux premières places (qualificatives) dans quinze jours au terme de la phase de groupe (C). Longtemps, Old Trafford a été une forteresse quasi imprenable pour les adversaires de Manchester United en Ligue des champions. Tous repartaient avec une défaite face à des Red Devils qui n'ont perdu qu'un seul de leurs 35 derniers matches à domicile dans la compétition. Cette saison, les choses ont changé. Après Bâle, auteur d'un excellent match nul (3-3) un peu plus tôt dans la saison, c'est Benfica, mardi soir, qui sans peur, est venu prendre un point logique dans le Théâtre des rêves (2-2). C'est le troisième match nul de MU dans ce groupe C très disputé et tout se jouera lors de la dernière journée pour les hommes d'Alex Ferguson à Bâle, après la victoire des Suisses (3-2) à Galati.

Walter Mazzarri (entraîneur de Naples): "Oui, aujourd'hui je veux en profiter, si on n'en profite pas, on devient fou. Mais c'est vrai, ce n'est pas encore fait. Ce soir, on a réussi un exploit, à tout point de vue. C'était vraiment difficile, contre une équipe en grande forme, qui gagne ses matches avant même la mi-temps. Gagner quand il faut absolument gagner, contre un tel adversaire, ça c'est un exploit. Mais faire ce qu'on a fait ce soir à tous les matches, ce n'est pas possible. Si ça se trouve on va le payer au prochain match en championnat. On ne peut pas jouer tous les deux jours avec les mêmes joueurs, il faudrait 22 joueurs de même niveau, onze pour les coupes, onze pour le championnat. Peu de clubs peuvent le faire, comme Manchester City, qui avait parfaitement préparé ce match en changeant cinq hommes par rapport à Newcastle."

Roberto Mancini (entraîneur de Manchester City): "On ne mérite pas de perdre ce match... Naples a eu ses occasions sur contre-attaques, un exercice où ils sont vraiment très forts. Nous avons fait un bon match, nous avons eu quatre ou cinq occasions de faire 2-2, mais en Ligue des champions il ne faut pas concéder de but stupide comme nous l'avons fait. On ne peut que regretter les dix-quinze premières minutes de la seconde période, où nous avons été un peu mous, mais on ne peut plus rien y faire. Mais il reste un match, on ne sait jamais."

Sir Alex Ferguson (manageur de Manchester United): "Ce fut un match très décevant pour nous, même bizarre avec un but contre notre camp et une mauvaise relance de De Gea. Mais nous avons bien joué et nous nous sommes créé beaucoup d'occasions. Je ne peux rien reprocher à mes joueurs. Le football est parfois un sport cruel et ce soir c'est un résultat cruel pour nous. Nous avons mal débuté la rencontre mais on s'est parfaitement repris et on aurait dû mener de deux ou trois buts à la mi-temps. Maintenant, nous avons un match très difficile à Bâle mais j'ai toute confiance en mon équipe."

Jupp Heynckes (entraîneur du Bayern Munich): "C'est important que nous ayons terminé en tête du groupe au plus vite. Notre prestation a vraiment été souveraine. Ca ne m'a pas plus que nous ayons pris ce but après la mi-temps. C'est pourquoi il a fallu remettre un coup d'accélérateur pour accroître l'avantage".