Joie Franck Ribéry Bayern Munich 12 2010
La joie de Franck Ribéry (Bayern Munich) | AFP - Stache

Le Bayern, le dos au mur

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Oubliés les balbutiements en Bundesliga, le Bayern Munich n'a pas le droit à l'erreur pour son entrée dans la Ligue des champions, en barrage aller contre Zurich mercredi, s'il veut revivre une grande aventure européenne dont le dénouement est prévu en mai à... l'Allianz Arena!

Sur le papier, le finaliste 20010 doit faire sauter la banque zurichoise. En 4 matches de compétition, pas une défaite contre un adversaire suisse, alors que le FC Zurich n'a jamais gagné contre un rival allemand et s'accroche au seul fait d'armes du club: son 1-0 face à l'AC Milan en phase de poules 2009-10. Mais attention! Mönchengladbach aussi était présenté comme une victime la 1re journée de Bundesliga. Et David de Gladbach a renversé Goliath le Munichois. Cette fois, le faux pas est interdit. même une victoire sur le fil, comme à Wolfsburg samedi (1-0, 90+1) ne suffirait pas à calmer les esprits avant le déplacement une semaine plus tard en Suisse. Le Bayern , qui part du bas de l'échelle pour la première fois depuis 2002, doit absolument montrer un fond de jeu, retrouver l'inspiration et le chemin des filets pour redevenir le rouleau compresseur qui a fait de lui un grand d'Europe. Omnubilé par le nécessité d'imperméabiliser la défense, renforcée à coups de millions (Neuer, J. Boateng et Rafinha), Jupp Heynckes reconnaît "avoir peut être un peu négligé" l'attaque. Une chose est sûre, il n'a pas encore trouvé l'équilibre entre les deux ni "l'esprit d'équipe" prôné par Schweinsteiger.

Avec le duo magique

Pour cela, le nouveau coach a certainement besoin d'avoir tous ses cadres sur le terrains. Et surtout son duo magique avec le Français Franck Ribéry, déjà virevoltant contre Wolfsburg, et le Néerlandais Arjen Robben, qui semble avoir réglé ses problèmes de dos et d'adducteur. Les statistiques sont d'ailleurs significatives: depuis l'arrivée de Robben en 2009, le Bayern a un pourcentage de réussite nettement supérieur avec ses deux membres du milieu (66,7%) que sans eux (40%). Aux beaux jours, la vivacité et la créativité de cette doublette présentent un tel danger pour les défenses qu'elles sont contraintes de laisser de l'espace à Mario Gomez et Thomas Müller. Et donc pour ces buteurs des occasions de sortir du silence. "On doit montrer qu'on sait trouver les solutions", insiste Gomez, pressé de reprendre le costume de "Super Mario". Importante pour la gloire, l'entrée dans l'Europe l'est aussi pour les finances du club. Car une campagne en C1 peut être très très lucrative, des 800.000 euros pour chaque victoire (400.000 pour une défaite) en phase de poules jusqu'aux 9 millions destinés au lauréat de l'épreuve. Certes le Bayern est un club sain, pas du genre à jeter l'argent par les fenêtre. Mais il a tout de même sorti 44 millions d'euros cet été en transferts pour effacer les erreurs de la saison dernière...

AFP