Dejean Stankovic et Raul Garcia -Inter Milan - Atletico Madrid
L'Atletico Madrid s'est imposé au terme d'un bras de fer contre l'Inter Milan | AFP - VALERY HACHE

L'Atletico fait plier l'Inter

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L'ogre lombard est tombé. Face à un Atletico Madrid réaliste, les champions d'Europe ont cédé (2-0). Pour la première fois de leur histoire, les Matelassiers ont décroché la Super Coupe d'Europe. Les coéquipiers de Diego Forlan arrêtent ainsi l'Inter Milan dans sa folle moisson d'un cinquième titre consécutif.

Les vainqueurs de la Ligue des Champions et la Ligue Europa se retrouvaient pour une finale de prestige, à Monaco. Dans la lourde atmosphère du stade Louis II, les deux équipes ont livré un match au spectacle irrégulier qui a vu l'Atletico Madrid s'imposer (2-0) grâce à des buts de Reyes (60e) et Agüero (83e).

Pour l'Inter, qui n'avait jamais remporté ce titre, l'occasion était d'ajouter un trophée à la liste déjà impressionnante des quatre titres glanés la saison passée (champion d'Europe, champion d'Italie, vainqueur de la Coupe d'Italie et de la Supercoupe d'Italie). D'emblée les hommes de Rafael Benitez ont voulu faire parler leur maestria. La star néerlandaise du Mondial sud-africain, Sneijder, lançait le match d'une belle demi-volée hors du cadre. Les coéquipiers de Luis Suarez ne restaient pas en reste et donnaient la réplique quelques secondes plus tard par l'intermédiaire de Sergio "Kün" Agüero. Visiblement touché dans la surface, l'attaquant argentin n'obtenait pas le pénalty escompté. Une action symbolique, montrant que le système d'arbitrage à cinq, instauré cette année en Ligue des Champions, peut lui aussi se tromper. Qu'importe, le ton du match était donné.

Ou tout du moins "semblait" être donné puisqu'après une mise en bouche intéressante le rythme de la partie allait chuter. L'occasion de se remémorer que les deux équipes étaient encore en rodage avant la reprise de leur championnat respectif ce week-end. Il fallait attendre la demi-heure de jeu pour voir l'Inter se remettre en évidence sur corner. Mais Samuel voyait sa tête manquer le cadre de peu. Les deux équipes se neutralisaient ainsi jusqu'à la pause. Sans surprise tant les deux formations ont pêché dans l'approche de la surface de réparation.

Au retour des vestiaires, les deux équipes tardaient à retrouver leur marque. Pire, le match allait se durcir. A la 56e min, un contact entre Agüero et Javier Zannetti allait voir le capitaine des Nerazzurri rester au sol un moment.Mais la tendance de la fin de première mi-temps se confirmait : l'Atletico faisait mieux que résister à l'ogre milanais, il lui tenait tête et passait devant au nombre d'occasions franches. A la 58e min, Jose Antonio Reyes, voyait sa frappe de l'intérieur gauche arrêtée par une parade spectaculaire de Julio Cesar. Un échec sans conséquence puisque deux minutes plus tard, Reyes, encore lui, parvenait à trouver le chemin des filets. Après un enchaînement heureux avec Agüero, le milieu offensif espagnol dribblait son défenseur direct avant de propulser son ballon au ras du poteau.

Le score en sa défaveur, l'Inter allait pourtant continuer à souffrir. Submergés par les Matelassiers et les fumigènes au-dessus de Louis II, les champions d'Italie tardaient à trouver la solution en cette période de pré-saison. A la 83e min, Kun Agüero, omniprésent durant la soirée, était récompensé pour ses efforts et reprenait victorieusement le centre millimétré de Simao. (2-0) : le tonnerre venait de tomber sur l'Inter.

En toute fin de match, l'arbitre M. Busacca offrait un pénalty justifié aux Nerazzurri pour une faute de Pablo Garcia sur Diego Milito. L'attaquant argentin, héros de la finale de la Ligue des Champions contre le Bayern Munich (2-0) grâce à son doublé s'élançait pour se faire justice mais voyait sa frappe croisée parfaitement repoussée par David De Gea.

Victoire logique de l'Atletico Madrid qui a su faire plier son adversaire physiquement en fin de match. Pour l'Inter Milan, ce premier revers de la saison après la victoire en Super Coupe d'Italie contre l'AS Roma peut susciter quelques interrogations. Rafael Benitez, qui a repris le flambeau de la meilleur équipe d'Europe après le départ de Jose Mourinho pour le Real Madrid doit encore travailler pour que l'alchimie prenne avec ses joueurs.

Déclarations :

Jose Antonio Reyes (premier buteur de l'Atletico Madrid contre l'Inter Milan, battu 2 à 0): "Est-ce que les temps  difficiles sont finis pour moi ? Moi, je n'ai pas l'impression d'avoir changé  ces dernières années. J'ai la confiance de l'entraîneur, c'est très important,  je l'écoute sérieusement. J'ai joué mon jeu avec plaisir. Marquer un but dans  une finale, c'est fantastique. Nous avons joué notre jeu, nous étions forts,  nous avons donné notre maximum. L'Inter est une des meilleures équipes d'Europe,  nous avons très bien joué, c'est tout. C'est bien pour la confiance et ce qui  nous attend en Championnat. Il faut continuer".