Argentine équipe pose photo 2010
L'équipe d'Argentine | AFP - Juan Mabromata

L'Argentine veut redorer son blason

Publié le , modifié le

Le deuxième géant du continent sud-américain espère retrouver son lustre après quelques grosses déconvenues au niveau mondial. Co-recordmen de succès dans l'épreuve, les Argentins visent une quinzième Copa America à trois ans de la Coupe du monde au Brésil. Dans ce pays qui vivre pour le ballon rond, tout autre résultat qu'une victoire serait considérée comme une horrible contre performance.

L'Argentine est un vrai grand pays de football. Avec 15 participations au Mondial, quatre finales pour deux triomphes (1978 et 1986), et la première place au niveau sud-américain (14 fois victorieuse de la Copa América, comme l'Uruguay), l'Albiceleste se classe parmi les cinq meilleurs sélections de tous les temps derrière le Brésil (5 couronnes mondiales, 8 Copa), l'Italie (4 Coupe du monde, un Euro) et l'Allemagne (3 Coupe du monde, 3 Euro). Maintenant, si l'on élude les deux Jeux Olympiques gagnés en 2004 et 2008 (compétition où la plupart des meilleurs sont absents), l'Argentine reste sur près de deux décennies d'insuccès.

Depuis le début des années 90 (deux Copa de suite dont celle de 1993 en Equateur avec notamment Simeone, Redondo et Batistuta), les "Gauchos" se sont inclinés contre le Brésil lors des deux dernières éditions du championnat sud-américain des nations (2004, 2007). Sans compter les deux autres défaites en finales de Coupe des Confédérations contre le grand rival (1995, 2005). Et le lourd échec en quart de finale du Mondial 2010 contre l'Allemagne (4-0) n'a fait que renforcer la pression sur les épaules des partenaires de Messi en vue de la Copa. "Nous devons la gagner coûte que coûte, nous le savons", a déclaré l'attaquant Carlos Tevez après le dernier match amical facilement remporté (4-0) contre une faible équipe d'Albanie. "Nous avons une certaine obligation de finir champions", a abondé son compère Sergio "Kun" Agüero.

Cette Copa America à domicile semble en tout cas l'occasion rêvée pour l'Albiceleste, versée dans le groupe A avec la Colombie, la Bolivie et le Costa Rica, invité de dernière minute à la place du Japon. Car, même si l'objectif de l'Argentine reste avant tout le Mondial 2014, un nouveau revers déplairait fortement aux supporters locaux réputés très chauds –les fameux barrabravas, comme en attestent les débordements enregistrés après la relégation de River Plate, l'autre club mythique de Buenos Aires avec Boca Juniors.