Rob Chakraverty à la droite du sélectionneur anglais Gareth Southgate
Rob Chakraverty à la droite du sélectionneur anglais Gareth Southgate | Andrej ISAKOVIC / AFP

L'Angleterre se sépare du controversé médecin de Mo Farah

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Dans la tourmente après les révélations autour de ses pratiques lorsqu’il était médecin de l’équipe britannique d’athlétisme, notamment au sujet du quadruple champion olympique Mo Farah et de l'athlète Emma Jackson, Rob Chakraverty n’est plus responsable médical de l’équipe d’Angleterre de football. La Fédération anglaise et le médecin se sont séparés d’un commun accord.

Derrière les paroles d’usage du communiqué de la FA sur les bons services rendus et un futur que les deux parties se souhaitent plein de succès, les dirigeants de la Three Lions ont souhaité éteindre au plus vite l’incendie qui touchait son médecin chef et les possibles braises autour de son équipe nationale. Le feu avait repris fin février quand Emma Jackson, 4e du 800 m des jeux du Commonwealth en 2010, avait reproché à Rob Chakraverty d’avoir enterré sa carrière à cause d’une mauvaise gestion de son traitement pour la thyroïde. L’athlète s’est décidée à parler en voyant un reportage sur l’entraîneur Alberto Salazar qui encourageait la prise de thyroxine pour améliorer ses performances. Selon elle, la prescription de Chakraverty était deux fois trop élevées. "Ça crève le plafond", lui avait dit un autre médecin chez qui elle avait pris conseil.

Les injections de Mo Farah

Ces accusations collent à la peau du médecin qui avait abusé d’injections de L-Carnitine sur Mo Farah au moment de ses débuts sur le marathon en 2014. Ce brûleur de graisse est un acide aminé qui améliore le niveau du métabolisme et les fonctions athlétiques, mais il n’est pas considéré comme un produit dopant. Malgré des discussions au sein de la fédération britannique au sujet des problèmes éthiques et sportifs de ces injections, il a été décidé de "piquer" Farah avec un cocktail qu’il n’avait jamais reçu et que le médecin n’avait jamais injecté auparavant. Chakraverty s’est défendu en affirmant n’avoir jamais enfreint les règles antidopages mondiales, en "ayant toujours agi dans le meilleur intérêt de ses patients.