La greffe d'Eric Abidal a été "conforme à la loi"

Publié le

Auteur·e : AFP
Eric Abidal
Eric Abidal lors d'une conférence de presse | AFP

Retrouvez l’offre
france tv sport sur

La greffe de foie de l'ancien joueur du FC Barcelone Eric Abidal a été "conforme à la loi", a assuré mardi l'organisation espagnole chargée du don d'organes (ONT) qui avait ouvert une enquête après des allégations sur l'illégalité de cette greffe.

L'ONT "a examiné toutes les étapes du processus (...) d'un point de vue clinique et sanitaire" et les données collectées "confirment que la greffe de foie de M. Eric Abidal a été réalisée conformément à la législation en vigueur et à la bonne pratique clinique", a indiqué dans un communiqué l'organisation dépendant du ministère de la Santé. Elle souligne notamment que l'hôpital Clinic de Barcelone, où a eu lieu la greffe, dispose "de l'acte de naissance et du livret de famille du donneur et du receveur, desquels il est possible de déduire qu'ils sont cousins germains".

Suite à une tumeur, Eric Abidal avait subi une greffe du foie en avril 2012 et avait pu rejouer un an plus tard. Le journal en ligne El Confidencial avait affirmé début juillet que des écoutes téléphoniques de l'ancien président du Barça Sandro Rosell, en détention provisoire et renvoyé en justice récemment dans une affaire de blanchiment, laisseraient penser que le club avait acquis illégalement un foie pour son ex-joueur. Dans un entretien publié mardi par El Mundo, Rosell a démenti fermement ces accusations. "Quand j'ai pris connaissance de ces informations, je n'ai pas pu y croire (...) Vous pensez vraiment que l'Hôpital Clinic, un hôpital public de renom, le Barça, la direction du club, le patient et le donneur auraient pu se mettre d'accord pour faire un trafic d'organes?", demande-t-il.

Le FC Barcelone, l'hôpital Clinic et Abidal avaient démenti une quelconque irrégularité dans l'opération après la publication de l'article de El Confidencial. L'ancien défenseur et actuel directeur sportif du Barça avait publié une photo de lui sur un lit d'hôpital aux côtés de son cousin Gérard, qui lui avait fait ce don d'organe. Un tribunal de Barcelone avait enquêté pendant un an sur un possible délit de trafic d'organe avant de classer l'affaire faute de preuves. Le parquet a toutefois indiqué qu'il réfléchissait à une réouverture de l'affaire, une procédure à laquelle l'ONT s'associerait pour présenter tous les éléments dont elle dispose.
 

AFP