Juventus - AS Roma
Leonardo Bonucci face à Franscesco Totti avec Andrea Pirlo au deuxième plan | AFP - MARCO BERTORELLO

Victoire sous tension de la Juventus sur l'AS Roma (3-2)

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Le choc au sommet de la 6e journée de la Série A, entre la Juventus et l'AS Roma, s'est soldé par une victoire arrachée en fin de match par les Turinois (3-2). A Turin, sept cartons jaunes (3 de chaque côté) et deux rouges (Morata et Manolas) auxquels s'ajoute l'expulsion de Rudi Garcia ont marqué une première période ponctuée par trois penalties. La Juventus inflige ainsi leur première défaite de la saison aux Romains, et prend seule les commandes du championnat.

La rencontre au sommet a tenu ses promesses. Malheureusement. Comme le veut la "tradition", l'affrontement entre la Juventus et l'AS Roma a été jouée sous haute tension. Des fautes, des attroupements, des avertissements et deux expulsions, les deux rivaux pour le titre de la saison passée ont joué les durs à Turin. Occupant la première place à égalité avant ce match, sans avoir connu la défaite en Série A, les deux formations jouaient un match à enjeu. Cela s'est senti. 

Tout s'enflamme à la demi-heure

La rencontre a pris tournure à partir de la 26e minute. Pirlo, de retour, frappe un coup franc aux 25m, mais Maicon, dans le mur, renvoie le ballon du bras. L'arbitre siffle penalty, adresse un carton jaune au Brésilien, et Carlos Tevez ouvre le score. Furieux de cette décision, Rudi Garcia est exclu par l'arbitre pour s'en être ouvert trop vertement (28e). Puis, Chiellini commet une faute sur Nainggolan. Il hérite à son tour du jaune (30e). Sur l'action suivante, Liechsteiner ceinture Totti qui s'écroule. C'est le penalty (31e), avec un jaune pour l'ancien Lillois, l'égalisation pour le capitaine de la Roma qui s'en va fêter cela devant les tribunes. Il devient le premier à battre Buffon en Italie cette saison. Mais cette manifestation provoque la colère de certains Turinois, parmi lesquels Bonucci. Les deux hommes sont avertis (33e), quelques minutes avant Gervinho (39e). 

L'ancien Lillois se signale ensuite de meilleure manière, en trouvant en profondeur et dans le dos de la défense Iturbe qui trompe Buffon (44e). La Roma prend l'avantage, mais dans le temps additionnel, Pjanic crochette Pogba à l'entrée de la surface de réparation. C'est le deuxième penalty pour la Juve, encore transformé par Tevez malgré les chamailleries d'autres joueurs pour le perturber (45e+1).

Dix dernières minutes encore folles

Les cartons se font plus rares en deuxième période, les buts aussi. Mais à la 86e minute, sur un ballon insuffisamment repoussé par la défense romaine, Bonucci reprend de volée aux 20m, pour un superbe but. Juste après, Morata, qui s'était déjà "chauffé" quelques secondes avant, commet un tacle irrégulier. S'en suit une échauffourée, dont sortent encore deux jaunes, un pour Morata et un pour le Romain Manolas. En fin de match, Carlos Tevez voit aussi jaune, mais cela ne change rien pour le score final.

La Juventus remporte ce sommet, prend seule la tête de la Série A, et demeure, avec la Sampdoria, invaincue. Mais ce match laissera encore des traces et ne va pas arranger l'antagonisme entre les deux clubs. Et avec 22 victoires consécutives à domicile, les Turinois établissent la meilleure série de l'Histoire de la Série A.

Réaction​s

Leonardo Bonucci (défenseur de la  Juventus Turin, au micro de SkySport): "Ce soir (dimanche, ndlr), nous avons  prouvé qu'en Italie, la Juventus est la plus forte. Mon but vaut les trois  points les plus lourds qui soient. La Roma a été grande mais nous avons prouvé  que nous étions les plus forts. Après le but d'Iturbe (2-1, 44e), nous, nous  avons répondu comme une grande équipe que nous sommes. Nous avons été forts,  nous n'avons rien lâché, et encore une fois, je le répète mais en Italie, c'est  la Juve la plus forte".
   
Rudi Garcia (entraîneur de l'AS Rome, au micro de SkySport): "(sur la main  sifflée de Maicon, qui conduit au premier penalty obtenu par la Juventus, ndlr)  Il est intéressant de constater qu'à Turin, la surface de réparation s'étend  jusqu'à 17 mètres (au lieu des 16,50 mètres règlementaires, ndlr)... Nous  sommes au XXIe siècle, je crois qu'il serait temps de recourir aux technologies  modernes, afin d'aider l'arbitre sur le terrain. Ok, l'arbitre est seul maître  à bord, mais ce soir (dimanche, ndlr), ses décisions ne sont allées que dans un  sens. Quant à mon expulsion, elle n'est pas importante, il y a eu tellement  d'épisodes au cours de ce match. Ce qu'il faut retenir plutôt, c'est que nous  sommes les premiers responsables de notre défaite, avec notamment deux grosses  occasions gâchées. (Sur les cartons rouges, ndlr) Morata a beau eu faire un  geste très dangereux, ce n'était pas à Manolas de faire la police".

Thierry Tazé-Bernard @thierrytaze