Wesley Sneijder et Andrea Stramaccioni
Le Néerlandais Wesley Sneijder félicité par son nouvel entraîneur Andrea Stramaccioni | MAXPPP - EPA - LANCIA

Sneijder redonne espoir à l'Inter

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Pour sa 5e rencontre à la tête de l'Inter Milan, Andrea Stramaccioni a remporté un succès important (3-1) à Udine, grâce à un doublé de Sneijder, ce qui relance la course à l'Europe. Les Lombards reviennent en effet à égalité avec l'Udinese, à 3 points du 3e, la Lazio, battue à Novare (3-1), et à 2 de Naples, vainqueur à Lecce (2-0). Le duel à distance entre Juventus et AC Milan se poursuit, chacun s'étant imposé (1-0) respectivement à Cesena et contre le Genoa.

Gasperini et Ranieri sans solution et à la trappe, c'est Andrea Stramaccioni qui va peut-être sauver la saison de l'Inter. En ayant pris la succession de ces deux grands noms, à 36 ans, le technicien avait hérité d'une équipe mal dans sa peau, et surtout bien éloignée de son standing habituel, et même d'une place européenne. Après cinq matches, l'équipe lombarde a retrouvé le sourire, et même l'espoir, un temps perdu, de disputer la Ligue des Champions. Un joueur est à l'image de cette métamorphose: Wesley Sneijder. Après avoir promené sa peine et son malaise, il vient, grâce à un doublé, d'offrir une troisième victoire lors des cinq derniers matches. Et pas contre n'importe qui, puisqu'il s'agit de l'Udinese, habituel membre du trio de tête du Calcio depuis le début de la saison, qui plus est sur son terrain.

L'association de Sneijder et de Ricky Alvarez en meneurs derrière Diego Milito a fait exploser l'Udinese. "Wes" a réussi un doublé (10e, 28e), ses deuxième et troisième buts de la saison en Serie A, et l'Argentin a signé le troisième but (37e) après un crochet velouté devant Danilo, qui avait pourtant ouvert le score (6e).
Stramaccioni compte trois victoires et deux nuls depuis son arrivée sur le banc et le rêve de barrages de C1 est toujours possible. Qui l'eût cru il y a un mois et demi quand l'écart avec le podium était de 11 points ? Et pour ce match chez un ténor du Calcio, le technicien n'a pas hésité à se passer des services de Diego Forlan, en déclarant à la veille du match: "Diego ne parvient pas à exprimer tout son potentiel en ce moment. Pour l'instant le terrain n'a donné raison ni à lui ni à moi, qui l'ai choisi. Mais c'est un grand joueur, il apportera sa contribution." Et il déclarait alors: "Nous sommes à 6 points de la troisième place (qualificative pour les barrages de la Ligue des champions, ndlr), je ne comprends pas pourquoi on ne devrait pas y croire". Les faits lui donnent raison.

Rome tombe de concert

Car ces six points se sont transformés en trois, avec cette victoire et surtout la défaite de la Lazio sur le terrain de Novara. Quasiment condamnée à la relégation, l'équipe locale a fait chuter (2-1) des Romains qui enchaînent un troisième match sans victoire et qui recevront l'Inter lors de la dernière journée du championnat. Mais les Intéristes doivent aussi rivaliser avec les Napolitains, qui semblent enfin avoir digéré leur élimination en Ligue des Champions. Le Napoli a enchaîné un deuxième succès de rang à Lecce (2-0), après une série de 5 matches sans victoire, Edinson Cavani en profitant pour inscrire son 100e but toutes compétitions confondues depuis son arrivée en Italie voici trois saisons. Mais c'est Hamsik qui avait ouvert le score (5e) avant l'Uruguayen (51e).

Ce n'est décidément pas la fête à Rome, puisque la Roma, dans le stade Olympique, s'incline (2-1) contre la Fiorentina, prouvant qu'elle ne s'est pas remise de la claque reçue à Turin (4-0) lors de la journée précédente. 

Juventus et AC Milan ne se lâchent pas

Dans les deux derniers matches du jour, la Juventus et l'AC Milan jouaient en même temps, respectivement à Cesena et contre le Genoa. Pour les deux formations qui mènent le Calcio, l'attente a été longue. Elle l'était encore plus pour Borriello, l'attaquant turinois, qui a enfin ouvert son compteur de buts sous ses nouvelles couleurs en délivrant les siens d'une frappe du gauche à la 80e minute. L'ancien Romain effaçait ainsi le penalty non transformé par Pirlo (9e), et mettait une grosse pression sur les Milanais qui, à ce moment-là, étaient contraints au nul (0-0) dans leur antre de San Siro. Mais les Rossoneri réagissaient bien, grâce à l'explosif Boateng, auteur d'une frappe en angle fermé qui passait sous le flanc de Sébastien Frei (86e), alors que le Genoa était réduit à 10 depuis la 73e minute. Ce but libérateur permet aux Milanais d'arracher la victoire sur un score identique (1-0) à leur rival, pour demeurer à trois points d'eux. A quatre journées de la fin du championnat, le Scudetto n'est pas encore joué. Mais chaque victoire rapproche la Vieille Dame du sacre.

A noter que la défaite de Cesena condamne l'équipe à la relégation. Trois entraîneurs ne sont pas parvenus à maintenir cette formation qui évoluait pour la deuxième année en Série A.

Thierry Tazé-Bernard @thierrytaze