Gennaro Gattuso (AC Milan) s'en prend à Joe Jordan (Tottenham)
Gennaro Gattuso à l'époque où il évoluait sous le maillot du Milan AC. | AFP - Giuseppe Cacace

Pas de calcio ce week end

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Après l'Espagne, l'Italie. Le syndicat des footballeurs italiens (AIC) a annoncé la grève pour la 1re journée de championnat, samedi et dimanche, faute d'un accord avec les 20 clubs de 1re division (Lega A) pour signer la nouvelle convention collective. La Lega A ayant refusé l'ultime proposition de l'AIC d'un accord transitoire jusqu'au 30 juin 2012, le président du syndicat, Damiano Tommasi, a annoncé la grève. Les négociations devraient reprendre rapidement.

"La Lega (1re division) n'a pas accepté notre proposition d'un accord transitoire, dans ces conditions, on ne joue pas", a dit le président du syndicat, Damiano Tommasi. Je veux dire aux tifosi que cette situation nous embarrasse nous aussi, notre objectif n'est pas de ne pas jouer, mais de commencer dans les meilleures conditions. Croyez-nous, nous avons tout tenté". Le président de la Ligue, Maurizio Beretta, a affirmé à l'agence italienne Ansa: "Notre assemblée a été très claire: nous ne signerons un accord que s'il contient les deux points en discussion, celui sur la contribution de solidarité et celui sur les joueurs s'entraînant à l'écart de l'effectif" L'AIC fait grève faute d'un accord avec la Lega A pour signer la nouvelle convention collective. 

Un problème d'argent

En Espagne, les joueurs ont effectivement fait grève pour la 1re journée, le week-end précédent (pour des salaires impayés), mais ont cessé le mouvement après un accord avec leur ligue et joueront ce week-end. Joueurs et présidents sont en désaccord sur deux points, notamment le paiement de cette taxe de solidarité (un impôt extraordinaire). Les dirigeants veulent que leurs joueurs la payent eux-mêmes (l'impôt est prélevé à la source en Italie). Les athlètes se disent d'accord sur le principe, mais ne veulent pas être les seuls travailleurs d'Italie à la payer, et attendent qu'une loi encadre cette taxe de solidarité. L'autre point de désaccord concerne les joueurs mis à l'écart de l'effectif: ils refusent de s'entraîner à part quand leur club ne veut plus d'eux.

Tommasi avait proposé vendredi matin un plan B: "Signons un contrat valable jusqu'au 30 juin 2012, comme ça le championnat commence et on commence tout de suite à discuter d'un nouvel accord, a-t-il dit. J'ai l'impression que 15 jours ne suffiront pas mais qu'il faudra des mois". "Je ne vois pas pourquoi on devrait signer un accord transitoire qui copie exactement celui d'origine" dont la Serie A ne veut pas, avait répondu Beretta.

"Aux yeux des Italiens, l'arrêt de la 1re journée représente la grève la plus anormale de toute l'histoire du pays", a réagi le sous-secrétaire d'Etat aux sport, Rocco Crimi. Il faut oublier les questions personnelles et cesser avec ce ton objectivement inacceptable". "En attendant, il faut faire descendre sur le terrain le bon-sens, a ajouté M. Crimi, j'espère que dirigeants et joueurs ont bien présent à l'esprit que cette grève serait une défaite pour tous." Les sites internet, journaux et radios italiens faisaient état des réactions des tifosi à travers le pays, par les médias sociaux (Twitter, etc.) notamment, où les footballeurs essuient les termes d'"enfants gâtés", "honte à vous", et "au travail, bébés!".

AFP