Edison Cavani
Edinson Cavani, successeur de Maradona dans le coeur des Napolitains | AFP - CARLO HERMANN

Naples rêve du Scudetto

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Dauphin de la Juventus en championnat et qualifié pour les 16e de finale de l'Europa Ligue, le Napoli réalise une saison pleine. Les Tifosi, toujours prompts à s'enflammer, espèrent voir leurs favoris concrétiser cette saison, vingt ans après la fin de la période faste incarnée par Diego Maradona. Le choc de dimanche contre l'Inter permettra d'en savoir plus sur ce Naples 2012-13 qui semble n'avoir peur de rien.

Et si c'était l'année du Napoli ? Depuis son retour en Série A en 2007, le club du sud de la péninsule monte en puissance au point de retrouver progressivement la place qui était la sienne il y a 20 ou 25 quand Maradona, Careca, Alemao, Bagni ou De Napoli rivalisaient avec le Grand AC Milan des Hollandais. A l'époque, les Azzuri avaient remporté le championnat à deux reprises (1987 et 1990) et la Coupe de l'UEFA 1989. Le stade San Paolo plein comme un œuf (près de 90 000 personnes à chaque rencontre) clamait son amour du "Pibe de Oro" qui avait su redonner la fierté aux "pauvres" sudistes face aux "puissants" clubs nordistes (la Juve et les deux équipes de Milan). 

Retour progressif vers les sommets

Les deux décennies qui suivirent furent difficiles pour les supporters napolitains qui se désolaient de ne plus revoir les leurs en haut de l'affiche. Le club fût rétrogradé en 1998 puis de nouveau en 2001 avant d'être contraint à la faillite en 2004 (avec une descente en Série C1 à la clef). Il remontera rapidement les échelons pour finalement retrouver l'élite trois ans après (2e de la Série B derrière la Juve de Didier Deschamps). Naples s'est ensuite stabilisé (8e, 12e, 6e) avant d'accélérer ces dernières saisons avec un podium (3e) en 2011 qualificatif pour la Ligue des champions, et une 5e place au printemps assortie d'un succès en Coupe d'Italie (2-0 contre la Juve).

Depuis l'été, et malgré le départ d'Ezequiel Lavezzi au PSG, la Societa Sportiva Calcio Napoli surfe sur cette embellie loin d'être passagère. Au niveau continental, les partenaires d'Edinson Cavani ont assuré leur ticket pour les 16e de finale de la Ligue Europa. D'ailleurs, toute l'Europe se rappelle que le futur champion d'Europe Chelsea avait bien failli mordre la poussière en 8e de finale de la C1 en mars 2012 (1-3 avec balle de 1-4 à Naples, 4-1 à Londres au retour). Quant aux joutes nationales, ça se passe pour le mieux. Avec un bilan de 10 victoires, 3 nuls et 2 défaites (28 buts marqués, 12 encaissés), le club phare de la Campanie peut espérer reconquérir le titre en fin de saison.

Cavani, la star

Les arguments ne manquent pas. D'abord, l'AC Milan est décroché. Les clubs romains ne semblent pas capables de viser mieux que le podium tout comme la Fiorentina. L'Inter paraît moins forte que du temps de Mourinho et la Juventus va devoir gérer la Ligue des champions. Ensuite, l'effectif napolitain semble armé pour voyager. Morgan De Sanctis est un gardien expérimenté (35 ans). Des Eléments comme Christian Maggio, le Suisse Gökhan Inler ou Paolo Cannavaro ne craignent personne. Marek Hamsik est l'un des meilleurs meneurs de jeu d'Europe et le jeune Lorenzo Insigne (21 ans, débarqué de Pescara cet été) un grand espoir du football transalpin.

Et devant, avec la gâchette Cavani (10 buts en championnat, 2e juste derrière le prodige milanais Stephan El Shaarawy, 12), Naples possède l'attaquant de classe internationale capable de faire pencher la décision dans le bons sens. L'Uruguayen est la star de l'équipe. Si le Scudetto revenait dans la ville en mai prochain, nul doute qu'il deviendrait une légende.

Un test à San Siro

Naples va passer ce dimanche un bon test face à l'Inter Milan, toujours aussi irrégulière mais classée 3e à deux points seulement de son hôte. "Nous devons continuer avec la même attitude qu'en deuxième période, parce que nous avons mal joué à la fin de la première et ça m'a agacé", avait commenté Edinson Cavani juste après le match gagné contre Pescarar (5-1) le week-end dernier. Une défaite ferait non seulement passer l'Inter devant mais l'écart avec la Juventus pourrait grandir à 5 points en cas de succès turinois à Palerme.