Leonardo Inter Milan 122010
Leonardo | AFP - GIUSEPPE CACACE

Leonardo di Milano

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Après avoir entraîné le Milan AC, le Brésilien Leonardo prend la succession de Rafael Benitez sur le banc de l'Inter Milan. Sa mission ? Redresser le champion d'Italie en titre, qui stagne à la 7e place au classement et, enfin, faire oublier Jose Mourinho.

Le Brésilien prendra les rênes des Nerazzurri le 29 décembre, date de la reprise de l'entraînement. Cette nomination était attendue depuis plusieurs jours par la presse italienne, qui avait déjà anticipé le limogeage de son prédécesseur. Le président de l'Inter, Massimo Moratti, fait ainsi le choix de l'inexpérience, car Leonardo n'a sur sa carte de visite qu'une saison d'entraîneur (2009-2010), achevée à la 3e place de Serie A, avec le grand rival de l'AC Milan. La relation tendue du Brésilien avec le propriétaire du Milan AC, Silvio Berlusconi, avait mis fin à l'expérience. En septembre, Leonardo avait notamment comparé le président du Conseil italien à Narcisse: "Tout ce qui ne lui ressemble pas ne lui plaît pas." C'est le cinquième entraîneur à passer du banc rossonero au banc nerazzurro. Et ses 12 ans passés chez le rival (quatre comme joueur, sept comme dirigeant et un comme entraîneur) n'ont pas rebuté Moratti, qui apprécie la personnalité de Leonardo. Il compte sur sa jeunesse et sa facilité avec les joueurs pour revitaliser un vestiaire en plein doute.

A 13 points de l'ennemi

Le technicien polyglotte (outre le portugais, il parle japonais, français anglais et italien), adepte du jeu offensif, devrait trouver un allié dans la personne du capitaine intériste, Javier Zanetti. Le Brésilien est impliqué dans l'association caritative de l'Argentin, qui est un ami. Et il faudra aller vite: l'Inter, après une saison de rêve sous la direction du Portugais Jose Mourinho conclue par un triplé (Ligue des champions/championnat/Coupe d'Italie), se traîne en championnat où il n'est que 7e, à déjà 13 points du leader, le Milan AC, mais en comptant deux matches de retard. Il s'agit également de bien préparer le 8e de finale de Ligue des champions contre le Bayern Munich (23 février/15 mars), revanche de la finale de la saison dernière.

Benitez : une rupture inévitable

Leonardo succède à Benitez qui a remporté la Supercoupe d'Italie et le Mondial des clubs, mais a échoué en Supercoupe d'Europe. Mais ce sont les résultats en championnat et surtout les déclarations de l'Espagnol qui ont consommé la rupture, "devenue inévitable" selon Moratti. A Abou Dhabi, au milieu des célébrations du Mondial des clubs, Benitez, 50 ans, avait lâché devant la presse que si son équipe n'était pas renforcée au mercato, l'Inter "pouvait contacter (s)on avocat". Une manière de tenter le bras de fer avec le dirigeant. Lequel a préféré nommer le 15e entraîneur de sa présidence.

Julien Lamotte