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Les Romains Hernanes et Biava | AFP - ANDREAS SOLARO

Lazio-Inter, duel de coupeurs de têtes

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Le choc de la 17e journée oppose samedi la Lazio Rome, 4e, à l'Inter Milan, 2e. Si les deux formations éprouvent des difficultés à suivre le rythme infernal du leader turinois, elles se sont taillée une solide réputation de coupeurs de tête. Invaincus depuis 8 matches, les Romains ont remporté le derby et battu l'AC Milan. De son côté, l'équipe lombarde a mis fin à la série de 49 matches sans défaite de la Juve avant de s'offrir les Napolitaines la semaine passée.

Klose ou Milito ? Hernanes ou Guarin ? Le match entre la Lazio et l'Inter promet de belles étincelles. Les deux équipes sont bien évidemment en concurrence pour suivre la Juventus Turin, et se disputer les places sur le podium. Le match promet, car les deux équipes donnent le meilleur d'elles-mêmes dans les grandes rencontres. La Lazio a battu tous les gros chez elle depuis un an: l'Inter, justement, Naples, le derby contre l'AS Rome et deux fois l'AC Milan. Son dernier échec remonte au 28 novembre 2011 contre la Juventus (1-0), future championne d'Italie. Et si les Romains se sont inclinés en début de saison à Naples (3-0) ou à la Fiorentina (2-0), ils viennent d'enchaîner huit matches sans défaite, dont trois matches nuls. Elle retrouve en outre son meilleur buteur, Miroslav Klose (9 buts), qui n'a joué que les 12 dernières minutes il y a une semaine à Bologne, où il a beaucoup manqué (0-0).

Mais l'Inter aussi se sublime dans les grandes rencontres. Cette saison elle a gagné ses trois plus gros matches, le derby à Milan (1-0), le choc des dauphins contre Naples (2-1) il y a une semaine à San Siro et surtout le "derby d'Italie" sur le terrain de la Juve, jusqu'alors invaincue depuis 49 matches (3-1). Revenus à seulement quatre longueurs des Turinois, les Lombards ont enchaîné deux succès consécutifs dans le Calcio, après un mois de novembre très médiocre (3 défaites, un nul, deux victoires toutes compétitions confondues). L'Inter polymorphe d'Andrea Stramaccioni commence à se dessiner et gagne en certitudes et en personnalité. La défense à trois fixée, le plus jeune entraîneur de Serie A (36 ans) devrait reconduire devant son module à deux "pointes", Antonio Cassano et Diego Milito, avec en soutien le Colombien Fredy Guarin, épatant dans ce rôle contre Naples (un but, une passe). Mais les tifosi superstitieux se méfient de la main malheureuse de "Strama", romain du quartier San Giovanni, qui a perdu à chaque fois contre les clubs de la capitale depuis neuf mois qu'il est sur le banc de l'Inter...