As Roma
Mattia Destro, un joueur qui a du mordant. | AFP PHOTO / Filippo MONTEFORTE

L'AS Roma a-t-elle dit son dernier mot ?

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Reléguée à 11 points du leader turinois, l'AS Roma n'a pas encore renoncé au Scudetto. Si l'affaire paraît éminemment compliquée, les hommes de Rudi Garcia comptent toujours un match en moins depuis le report de leur confrontation face à Parme, et constituent même, par certains aspects, un champion plus que crédible. Pour amorcer cette "remontada" inespérée, il leur faudra triompher de Naples ce dimanche soir (20h45).

"L'optimiste est l'homme qui regarde vos yeux. Le pessimiste, est l'homme qui regarde vos pieds". La citation, tirée d'un recueil du poète anglais Gilbert Keith Chesterton, collerait idéalement à la ligne de conduite adoptée par la Roma, bien décidée à regarder la Juventus droit dans les pupilles. Mais les hommes de Rudi Gardia, distancés de 11 points par le leader turinois, n'aperçoivent en réalité que le bout des orteils de la Vieille Dame. Ce qui ne l'empêche pas de se déclarer candidat à la quête du Graal. Sur metronews.fr, le coach de l'AS Roma a prévenu les Bianconeri :"La Juve est en train de battre des records. Mais nous, on est prêts au cas où elle ralentirait". La Juve est prévenu : La "Lupa" ne desserrera pas les crocs.

La Roma n'a pas plus perdu que la Juve

​Quelque part, on se dit que les Giallorossi n'ont vraiment eu de chance cette saison. Les joueurs de Rudi Garcia réalisent cette année un parcours en Série A exceptionnel - la meilleure première moitié de saison de l'histoire du club - mais doivent pour le moment se contenter de la deuxième marche du podium. Pourquoi ? Parce que la Juventus Turin a une nouvelle fois décidé d'être incroyable et diablement égoïste en matière de points lâchés. L'ancien entraîneur du Mans l'avoue lui-même: "s'ils continuent comme ça, ils vont passer les 100 points en Serie A à la fin de saison", confie Garcia. "Ils sont bien trop forts pour toutes les équipes italiennes. D'ailleurs, dans n'importe quel autre Championnat européen majeur, ils seraient aussi devant tout le monde, à part peut-être en Allemagne où le Bayern mène un train d'enfer". En somme, l'AS Roma connaît le malheur d'évoluer dans un championnat survolé par une équipe absolument intraitable (22 victoires, 3 nuls et une défaite pour la Juve), alors qu'elle, réalise pratiquement un sans-faute (17 victoires, 7 nuls et une défaite). Un peu comme toutes les équipes de Liga, forcées de subir la loi d'un championnat bicéphale dominée par le Barça et le Real. Frustrant.

Naples peut gâcher la fête 

Pour continuer à espérer, il faudra calmer les ardeurs des Napolitains, relégués à 6 longueurs des Romains. Pour les Giallorossi, Naples n'est pas n'importe qui. Elle est la formation qui leur a asséné une belle gifle en Coupe d'Italie il y a quelques semaines (3-0 pour les Azzurri). Les Napolitains étaient-ils trop forts ? Ou l'AS Roma épuisée ? Où est-ce, peut-être, la profonde admiration qu'éprouve Garcia envers Benitez qui a nui au projet de jeu du coach romain ? 

Ce dimanche soir, à 20h45, les "Lupi" auront l'occasion de prouver que la débâcle essuyée à Naples le 9 février dernier n'était qu'un accident. Et de signifier à la Juve qu'ils ne lâcheront pas de sitôt. Après tout, selon la célèbre maxime prononcée par Rocky Balboa, "ce n'est pas fini tant qu'il n'y a pas eu la cloche".

Jean Charbon