Les Romains heureux
Le bonheur des joueurs de la Roma autour de Dzeko | AFP - FILIPPO MONTEFORTE

L'AS Roma fait payer l'addition à Palerme

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Battue par le Real Madrid mercredi en Ligue des Champions et en pleine crise suite à la mise à l'écart de l'idole Totti, l'AS Roma a réagi sur le terrain du championnat. Dans l'avant-dernière rencontre comptant pour la 26e journée de Serie A, les Romains ont passé cinq buts à Palerme, pour l'emporter (5-0), avec un doublé de Dzeko (30e, 89e) et un de Mohamed Salah (60e, 62e). Les hommes de Luciano Spalletti reprennent ainsi leur 4e place au classement, alors que Palerme demeure à portée des équipes relégables.

C'est le même lieu, mais pas la même équipe, pas le même adversaire, pas la même compétition. La Roma, qui avait bousculé le Real Madrid mercredi avant de s'incliner (2-0) en 8e de finale aller de la Ligue des Champions, n'a pas connu le même sort ce dimanche soir lors de la venue de Palerme. Si l'avenir européen cette saison semble bien compromis avant le match retour à Bernabeu, l'espoir de retrouver cette Ligue des Champions l'année prochaine paraît plus abordable. En passant cinq buts aux Siciliens, les Romains tiennent le rythme des premiers, et restent donc à deux longueurs de la Fiorentina, 3e. Lundi, le Napoli pourrait reprendre les commandes du Calcio en cas de succès à domicile contre l'AC MIlan.

L'épineux cas Totti à gérer

Napolitains comme Turinois semblent néanmoins inaccessibles pour les coéquipiers de Francesco Totti, qui a été prié de rentrer chez lui ce matin après avoir réclamé dans la presse plus de respect à son égard. "Je me sens encore footballeur et je veux jouer. Ma blessure est terminée,  je vais bien, et si je ne joue pas, c'est uniquement lié au choix de  l'entraîneur", a lâché Totti  dans une interview à la RAI, dont un extrait a été  diffusé samedi. "Mes rapports avec Spalletti ? Je dirais bonjour-bonsoir. Mais j'ai de  l'estime pour lui en tant que personne et en tant qu'entraîneur. Mais c'est  vrai que j'aurais préféré qu'il me dise en face des choses que j'ai lues dans  les journaux. Comment me gérer ? Mieux que ça, ça serait bien pour tout le monde. Pour  que je reçoive le respect normal compte tenu de ce que j'ai donné à ce club et  à cette équipe".

Ces déclarations n'ont pas plu du tout au technicien. Mais à Rome, toucher un cheveu de l'enfant du pays est presque un crime. En le renvoyant chez lui en pleine mise au vert, alors que l'ancien capitaine de l'équipe pouvait être titulaire, Spalletti s'est mis sous pression. Ses joueurs en ont enlevé une partie grâce à ce net succès. Sous l'oeil de Totti, présent dans sa loge et acclamé par les tifosi.