Robinho (AC Milan)
Robinho (AC Milan) | OLIVIER MORIN / AFP

L'AC Milan s'offre la Juve

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L'AC Milan a confirmé ses progrès en infligeant au leader, la Juventus Turin (1-0), sa deuxième défaite de la saison et a relancé le suspense en championnat d'Italie, dimanche à San Siro pour le choc de la 14e journée. L'Inter (à Parme) et Naples (à Cagliari) peuvent revenir à 1 et 2 points s'il gagnent lundi.

Le Milan (8e) reste très loin de la Juve, à 14 points, mais cette victoire de prestige est une belle pierre à l'édifice de Massimiliano Allegri, qui s'efforce de reconstruire le jeu "rossonero". Quatre jours après la qualification pour les 8e de finale de la Ligue des champions à Anderlecht (3-1), ce succès, obtenu sur un penalty de Robinho (31), redonne confiance à tout un club. Le 4-3-3 d'Allegri a fonctionné, à part le choix de Kevin-Prince Boateng avant-centre. Stephan El Shaarawy a encore été un poison, même s'il n'a cette fois pas marqué, Riccardo Montolivo a été un capitaine - entorse aux principes du Milan qui veulent qu'on attribue le brassard à l'ancienneté - épatant, et Antonio Nocerino a semblé retrouver son agressivité de la saison dernière.

Moteurs enrayés

C'est sur une de ses têtes que Maurizio Isla a touché le ballon de l'avant-bras (ou peut-être du dos) et causé le penalty. Milan a nettement dominé la première période, avant de se défendre héroïquement en fin de match. Kévin Constant a sauvé un ballon sur la ligne (83) et Marco Amelia, aligné à la place de Cristian Abbiati touché à l'échauffement, a paré un tir de Mirko Vucinic (85). La Juve n'était pas dans son assiette, loin de sa forme impressionnante de mardi contre Chelsea (3-0), elle n'a pas eu un tir cadré en première période. Ses habituels moteurs étaient un peu enrayés dimanche. Arturo Vidal a raté un nombre inhabituel de choses faciles, et même l'impeccable Gianluigi Buffon a commis une boulette, sans conséquence. Le gardien a failli remettre un ballon directement à El Shaarawy, heureusement pour la Juve Andrea Barzagli est intervenu à temps (49). L'absence de Giorgio Chiellini, infranchissable depuis quelques semaines mais touché contre Chelsea, a semblé peser. L'Uruguayen Martin Caceres, aligné à la place de l'international italien, n'a pas dégagé la même sûreté. Bien plus agressive en seconde période, la Juve n'a pu combler son retard malgré son entrain, à l'image de ce centre en retrait d'Andrea Barzagli, défenseur central (70)! Elle doit se reprendre avant le derby contre le Torino et le match capital à Donetsk en C1.

Déclarations :

Massimiliano Allegri (entraîneur de l'AC Milan): "Cette victoire, les garçons sont allés la chercher. On a fait une très bonne première mi-temps, on s'est créé quatre, cinq occasions, l'équipe a joué au maximum contre la Juventus, qui fait des grandes choses cette saison, et n'a pas concédé une occasion de but en première période. Puis on a défendu en ordre, nous avons fait les choses simples que nous avions demandé de faire. La main? Du banc ça me semblait penalty, en revoyant les images: Il n'y avait pas penalty. Berlusconi? S'il veut prendre Guardiola, ça veut dire que je suis très bon... (rires) Je suis flatté que le club aille chercher quelqu'un comme lui, le meilleur."

Angelo Alessio (entraîneur-adjoint de la Juventus Turin): "Quand on joue en équipe comme ce soir, on peut perdre. On sait que ça peut arriver en match, l'erreur est légère, au-delà de la polémique, nous savons que nous devons nous améliorer et surtout mettre plus d'engagement que ce soir."

AFP