Sebastian Giovinco Juventus Turin
Sebastian Giovinco (Juventus Turin) | SIMONE FERRARO / AFP

La Juventus reprend ses aises

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Grâce à son succès sur le terrain d'Udinese lors du dernier match de la 33e journée de Serie A (0-2), la Juventus Turin a repris huit points d'avance sur l'AS Roma en tête du classement. A cinq journée de la fin du championnat, le Scudetto semble promis aux Turinois.

A force de clamer que la Juventus avait le titre en poche, on en avait presque oublié que l'AS Roma était toujours là, en embuscade. Revenue à cinq points des Bianconeri avant le dernier match de cette 33e journée, la Louve, tapie dans l'ombre, guettait le faux-pas. Il n'est pas venu. Remarquable de maîtrise, l'équipe de Conte a fait preuve d'un sens collectif rarement entrevu face à Lyon en quart de finale de la Ligue Europa pour reprendre ses distances face aux Giallorossi. 

Un travail de "fourmi" 

Face à leur "double de maillot", Udinese étant l'autre formation de Serie A à jouer en noir et blanc, les Jaunes de la Juve ont rapidement su se mettre à l'abri grâce à Giovinco. Rarement titulaire cette saison, "la fourmi atomique" donnait raison à son coach dès la 16e minute. Servi par Pogba, l'attaquant de poche repiquait au centre et enroulait une frappe somptueuse du pied gauche (0-1, 16e). Le coup était dur pour les partenaires de Di Natale mais ces derniers n'étaient pas au bout de leurs peines puisque Llorente, opportuniste après une tentative de Pogba, doublait la mise (0-2, 26e). Ce but, le 14e de la saison pour la tour espagnole, assurait définitivement les arrières de "la Vieille Dame". 

Parfaitement organisée, la Juventus a contrôlé presque tranquillement la seconde période face à une équipe du Frioul, 14e au classement et qui n'a plus rien à perdre ni à gagner dans ce championnat, et donc assez vite résignée face à la supériorité des Piémontais. Seul Giovinco, par ses dribbles et une frappe sur le poteau (69e), parvenait à électriser quelque peu la partie. Mais la Juventus n'avait que faire de la dramaturgie, cette victoire tout en maîtrise suffisait à son bonheur comptable. 

Julien Lamotte