Milan Ibrahimovic bras levé 022011
Zlatan Ibrahimovic (Milan AC) | AFP - OLIVIER MORIN

Fin de la grève en Italie

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Les footballeurs italiens ont officiellement annoncé, lundi, la fin de leur mouvement de grève, après un accord trouvé avec les présidents de clubs jusqu'à juin 2012 et permettant au championnat d'Italie de commencer le 9 septembre par la 2e journée. L'accord prévoit de discuter jusqu'à la fin de la saison de la nouvelle convention collective.

Deux semaines de tractations

Alors qu'il devait débuté le 27 août, le championnat de football italien reprendra ses droits, samedi 9 septembre, avec deux semaines de retard. C'est le temps qu'il a fallu pour que joueurs et présidents de clubs parviennent à un accord. La grève avait été décidé suite à un désaccord concernant la convention collective des joueurs.

Joueurs et présidents de clubs étaient en désaccord sur deux points, notamment le paiement d'une taxe de solidarité. Les dirigeants veulent que leurs joueurs la payent eux-mêmes. Les athlètes se disaient d’accord sur le principe, mais ne voulaient pas être les seuls travailleurs d’Italie à la payer, et attendaient donc qu’une loi encadre cette taxe de solidarité. L’autre point de désaccord concernait les joueurs mis à l’écart de l’effectif: ils refusaient de s’entraîner à part quand leur club ne voulait plus d’eux et s’opposaient aux dispositions pour solder la dernière année de contrat.

Après deux semaines de discussion, les deux parties sont finalement tombées d'accord discuter jusqu'à la fin de la saison de la nouvelle convention collective, qui n'a toujours pas été signée faute d'un accord sur les joueurs mis à l'écart de l'effectif.

"Ca valait la peine d'avoir un conflit aussi dur, les clubs ont obtenu beaucoup de ce qu'ils voulaient", a déclaré le président de la Série A, Maurizio Beretta. "C'est un accord profondément innovant", a-t-il précisé. "On va jouer, s'est réjoui de son côté le président de l'AIC, Damiano Tommasi. Et je crois qu'il faut donner acte aux footballeurs italiens de leur bon sens dans cette négociation".

AFP