Le capitaine et milieu international de la Lazio Stefano Mauri
Le capitaine et milieu international de la Lazio Stefano Mauri | ALBERTO PIZZOLI / AFP FILES / AFP

Coupe d'Italie : La Lazio remporte le derby du siècle contre la Roma

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La Lazio a remporté la finale-derby de Coupe d'Italie contre l'AS Rome (1-0) au terme d'un match rugueux et tendu, dimanche, et a gagné le dernier billet pour l'Europa League ainsi que le droit de chambrer sa grande rivale pour les cent prochaines années.

Le héros de cette finale tant redoutée par les forces de l'ordre (plus de  2000 policiers déployés), qui s'est finalement déroulée sans incidents majeurs,  s'appelle Senad Lulic. Le Serbe a marqué le but vainqueur en reprenant un  centre tendu d'Antonio Candreva effleuré par le gardien de la Roma Bogdan  Lobont (70).  Lulic a signé le but le plus important de sa carrière juste sous  la "Curva" (virage) ciel et blanc des tifosi de la Lazio, qui a explosé, les  "Biancocelesti" remportent leur sixième Coppa Italia, mais contre l'ennemi  intime, la saveur n'en est que plus épicée! Francesco Totti, le légendaire capitaine de la Roma aurait rêvé d'être ce  héros, après 20 ans toujours sous le seul maillot "giallorosso", mais dans la  minute suivant le but, son coup franc direct s'est écrasé sur la barre  transversale et a rebondi dans les bras du gardien Federico Marchetti (71). Le  sort avait choisi la Lazio, mais elle a mérité sa victoire pour avoir plus joué.   

La Roma rate encore l'Europe

Cette victoire lui offre la qualification pour l'Europa League et laisse  son adversaire pour la deuxième saison consécutive hors des compétitions  européennes. Le projet de la Roma à l'américaine, "l'US Rome", va encore  prendre du retard. L'opération communication du football italien, qui ne voulait pas qu'on ne  voit que la violence, a réussi sur le plan de la sécurité. Mais pas sur le plan  du jeu.     Au lendemain de la virevoltante finale Bayern Munich-Borussia Dortmund  (2-1), les deux équipes romaines ont offert un spectacle plus adapté au Colisée  qu'au Stade Olympique, émaillé de fautes (huit avertissements) et trop pauvre  techniquement. Si Lulic est l'Arjen Robben de la Lazio, rachetant comme le Néerlandais du  Bayern une foule d'occasions ratées par un but qui restera dans l'histoire du  club, tout s'est joué trois crans en-dessous de la finale de Ligue des  champions de Wembley.

Dès la première période, très crispée, où les fautes se sont multipliées  des deux côtés, seule la Lazio a proposé un petit peu de football. Les  "Biancocelesti" se sont procuré la meilleure occasion, enrayée par un arrêt  réflexe de Bogdan Lobont sur une tête à bout portant de Miroslav Klose (35). Les "Giallorossi" aussi ont tiré au but, au bout d'un jeu en appui initié  par Francesco Totti, mais l'Américain Michael Bradley a trop croisé sa frappe  (11). Trop peu pour éviter de subir les moqueries des "Laziali" pendant le  prochain siècle.

AFP