Mario Balotelli
Mario Balotelli | GIUSEPPE CACACE / AFP

Balotelli règle ses comptes avec l'Angleterre

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Mario Balotelli a aimé le football anglais à Manchester City, mais rejette "tout le reste" en Angleterre, a-t-il lancé, réglant notamment ses comptes avec la presse britannique lors de sa présentation à l'AC Milan, son nouveau club, ce vendredi.

Comme sur le terrain, Super Mario a frappé fort, mais beaucoup plus  froidement. "Les bons souvenirs d'Angleterre, ce sont l'entraînement, mes  coéquipiers et mon entraîneur (Roberto Mancini), les mauvais? Tout le reste. La  presse avant tout, le temps, la nourriture, la façon dont vous conduisez. C'est  tout", a répondu Balotelli  à une question d'un journaliste anglais.   Lapidé quelque fois par les tabloïds, Mario Balotelli  épargne aussi "tous  les fans de City, ils m'ont toujours supporté dans les bons et les mauvais  moments, je les remercie, mais pour tout le reste, je ne regrette pas  l'Angleterre". Il a également repoussé une question du Sun. "Je refuse de vous répondre,  je suis désolé mais votre journal a toujours parlé de moi en mal."

"Le football anglais est beau"

L'administrateur délégué du Milan, Adriano Galliani, "fier d'avoir ramené  en Italie l'attaquant de la Nazionale", est allé dans le sens de sa perle du  mercato: "Je ne suis absolument pas inquiet au sujet du comportement de Mario.  Et je trouve les journaux anglais encore plus intrusifs que les Italiens, ils  portent trop d'attention aux joueurs hors du terrain". "Je ne sais pas si vous m'avez mal compris mais ça m'est égal", a encore  répondu Balotelli  à une question conciliante des médias anglais. Il est en revanche resté dithyrambique sur la Premier League. "Honnêtement,  c'est un championnat fantastique, le meilleur, je pense, avec ce public, ces  stades..."

"Le foot anglais est vraiment beau, il est plus en avance que le foot  italien. Mais en Angleterre je ne jouais pas, a-t-il aussi admis. Et puis je  rêvais de l'AC Milan et ma famille et mes amis sont ici (il a grandi à Brescia,  à une heure de Milan). Titulaire dans l'équipe championne d'Angleterre 2012, Balotelli  avait perdu  sa place cette saison et s'était même disputé avec Mancini, qui est son mentor  comme Cesare Prandelli, le sélectionneur.

"Why always me?"

La presse britannique avait multiplié les Unes sur les écarts du joueur, ce  que les Italiens appellent les "balotellate" (les "balotelleries"), ou ses  petites amies. De guerre lasse, lors du fameux derby gagné 6-1 à Manchester  United (avec deux buts de Super Mario), il avait exhibé un tee-shirt marqué:  "Why always me?" (Pourquoi toujours moi?). Avant l'acide, Balotelli  avait répondu aux journalistes italiens et évoqué  son plaisir de réaliser son "rêve" de jouer pour le club de son coeur, lui le  joyau formé à l'Inter, la grande rivale. Il a parlé de son envie de jouer avec le prodige Stephan El Shaarawy,  encore plus jeune que lui (20 ans contre 22 ans), comme en équipe d'Italie  contre la France, eux les représentants de la diversité italienne, aux origines  ghanéennes et égyptiennes.

Super Mario est "en forme" physiquement, prêt à "toujours viser la première  place" et ne se sent pas écrasé par l'attente qu'il suscite auprès des tifosi,  en délire depuis sa signature. "Ce n'est pas un poids pour moi, c'est un  honneur, ça fait longtemps que je voulais jouer au Milan", a-t-il assuré. Au début de sa conférence de presse il avait déjà prévenu: "Je suis  footballeur et vous parlez de ma vie privée. En Angleterre ils exagèrent, et  vous vous reprenez ces informations qui ne sont presque jamais vraies." Arrivé mardi, pour 20 millions d'euros, Super Mario fait déjà parler de lui.

AFP