Rémi Garde
L'entraîneur de l'OL, Rémi Garde | AFP - PHILIPPE MERLE

Garde: "Il faut parler de miracle"

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Lucide, Rémi Garde sait que les chances de son équipe de se qualifier pour les 8e de finale de la Ligue des Champions sont minces: "Il faut parler de miracle. Rien n'est impossible. Déjà d'y croire, c'est possible", dit-il avant que son équipe affronte le Dinamo Zagreb. "Il faut une conjonction de double résultat positif, d'une victoire pour nous et d'un succès large si possible du Real à l'Ajax".

- Rémi Garde, faut-il croire aux miracles et avez-vous sorti une calculatrice pour établir tous les scénarios en vue d'une qualification de Lyon ?
Rémi Garde:
"Oui, il faut parler de miracle. Rien n'est impossible. Déjà d'y croire, c'est possible. Après il faut être réaliste. Le premier objectif sera de gagner le match. Même si cette équipe de Dinamo est en difficulté dans ce groupe, il faut respecter ce club. Le Real et l'Ajax ont gagné ici mais c'était difficile. Ensuite, il y a un petit jeu de calculatrice à avoir mais avant cela il aura fallu marquer quelques buts. Nous sommes dans des choses réalistes. Nous verrons au fur et à mesure. Il faut une conjonction de double résultat positif, d'une victoire pour nous et d'un succès large si possible du Real à l'Ajax".

- Vous tiendrez-vous au courant de l'évolution du match Ajax-Real ou attendrez-vous la mi-temps ?
RG:
"J'attendrais la mi-temps".

- Votre principal travail n'est-il pas de convaincre les joueurs qu'il est encore possible de se qualifier ?
RG:
"C'est effectivement l'un des objectifs de la préparation mais je sais que j'ai à faire à des joueurs professionnels, internationaux pour la plupart qui savent ce qu'est un match de haut niveau. Il y a un rappel à faire sur ce qui est possible même si cela relève de l'exploit, voire du miracle. Je pense que nous avons un autre enjeu qui est de gagner pour préparer les prochaines échéances si nous ne faisons pas cet exploit. Il est aussi important de rester dans cette dynamique des deux dernières victoires qui nous ont relancé en Championnat."

- Vous avez vécu les années fastes de Lyon en Ligue des champions. Si l'OL doit quitter la compétition mercredi, quel sera votre sentiment ?
RG:
"Il y aura quelque chose de triste car il est vrai que nous étions habitués chaque année à être attendus au printemps. Evidemment, ce sera difficile, il faudra le digérer et si c'est le cas, se projeter à fond dans l'Europa League. Au contraire des années précédentes, au cours desquelles j'étais au club sans être entraîneur, je me sens impliqué, pas dans le bon sens et ce n'est pas évident".

- Les chances de qualification étant réduites, pensez-vous donner du temps de jeu à des joueurs qui en ont besoin ?
RG:
"S'il y a des changements, ce n'est pas forcément lié aux chances réduites de qualification. C'est aussi parce que nous sommes dans une semaine importante. Nous avons été le dernier club français à jouer, il y a 48 heures seulement. Des joueurs sont peut-être physiquement à protéger dans notre objectif de Ligue 1 et du match en fin de semaine. Le groupe aujourd'hui permet de faire des changements sans forcément faire entrer des joueurs inexpérimentés comme cela a pu être le cas en début de saison. L'effectif est plus complet et compétitif. Je ne considérerais donc pas que l'équipe soit amoindrie".

AFP