Rudi Garcia - 2010
Rudi Garcia - 2010 | AFP - PHILIPPE HUGUEN

Garcia: "Un échec collectif"

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Même si l'entraîneur de Lille, Rudi Garcia, a reproché à l'équipe de Trabzonspor de n'avoir fait que défendre mercredi (0-0), il a reconnu devant la presse que l'élimination du Losc dès la phase de groupes de la Ligue des champions était "un échec collectif". "On aurait dû marquer dans nos temps forts en première période. Il aurait fallu un peu plus d'adresse, cadrer nos nombreuses tentatives", a confié Rudi Garcia.

Q: Que vous a-t-il manqué pour vous qualifier ?
R: "On aurait dû marquer dans nos temps forts en première période. Il aurait fallu un peu plus d'adresse, cadrer nos nombreuses tentatives. Notre football offensif n'a pas été récompensé face à une équipe qui n'a pensé qu'à défendre, au détriment de sa propre qualification d'ailleurs. (Sur la phase de groupes) Il nous a manqué deux victoires sur nos deux premiers matches alors qu'on en avait la possibilité et de saisir l'opportunité ce soir de gagner devant notre public. Voilà ce qui nous a manqué."

Q: Qu'avez-vous dit aux joueurs ?
R: "J'ai dit aux joueurs qu'ils n'avaient pas grand-chose à se reprocher, que ça faisait partie de l'apprentissage. On a très envie de retrouver la Ligue des champions l'année prochaine, on sait que ça commence par le fait de rebondir psychologiquement dès dimanche pour la réception de Dijon."

Q: Quel bilan tirez-vous de cette campagne européenne ?
R: "Dans le jeu, sur ce qu'on a montré tout au long de cette phase de groupes, je suis satisfait. Après, on s'aperçoit encore ce soir qu'on n'a pas un effectif qui nous permet d'avoir beaucoup d'absents. Sinon on est diminué, on manque de solutions. Il nous aurait fallu un joueur de surface aujourd'hui, comme De Melo, pour peser. Mais bon, c'est le lot de notre saison depuis le début. Ce n'est pas une excuse, ce soir on avait les moyens de marquer en première période. Trabzon serait alors sorti. Le plus dur, c'était de marquer le premier but. Malheureusement, ça n'est jamais arrivé".

Q: La déception est immense...
R: "C'est un échec collectif dont bien évidemment je fais partie. Après, je dis que si on n'a pas été capable de les battre à domicile, c'est qu'il n'est pas logique qu'on puisse faire partie des seize dernières équipes européennes. On a encore besoin d'acquérir de l'expérience. On aura beaucoup appris sur cette phase de groupes, on y aura cru jusqu'au bout, plus que tout le monde. On était l'équipe la mieux placée mais on est la seule éliminée. Je félicite Marseille et Lyon pour leur qualification. Pour le football français, c'est très important. On va digérer cette cruelle déception. Demain, il va falloir travailler sur le plan psychologique pour remettre beaucoup d'envie et de motivation dans le championnat. C'était déjà notre priorité en début de saison. Ca l'est de manière encore plus importante".

Q: Vous dites adieu aux deux Coupes d'Europe...
R: "On aurait préféré continuer notre parcours en Ligue des champions et, à défaut, en Europa League. Ce ne sera pas le cas non plus. Il faut positiver, on aura plus d'énergie pour le championnat au mois de février. Il va falloir s'habituer à un rythme qu'on ne connaît plus depuis trois ans. C'est comme ça, il faut respecter la décision sportive même si, ce soir, le football n'est pas sorti vainqueur. L'équipe qui a défendu et qui n'a pensé qu'à ne pas prendre de but n'a pas réussi dans son entreprise et s'est tirée une balle dans le pied. Du coup, ils sont éliminés de la Ligue des champions aussi. Enfin, ils ne méritaient pas plus. Mais nous non plus car on n'a pas réussi à les battre."

AFP