Football : Platini débouté par la CEDH, qui juge sa suspension "justifiée"

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Auteur·e : AFP
Michel Platini
Michel Platini | VALERY HACHE / AFP

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La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a débouté jeudi l'ancien patron de l'UEFA Michel Platini, estimant que sa suspension fin 2015 de toute activité liée au football pendant quatre ans, pour un versement controversé reçu de l'ex-président de la Fifa, Sepp Blatter, était "justifiée".

La CEDH a tranché. Dans sa décision du jeudi 5 mars, la Cour européenne des droits de l'Homme a débouté Michel Platini de sa requête, expliquant que sa suspension établie fin 2015 était "justifiée". "Au regard de la gravité des infractions commises, de la position élevée que M. Platini occupait au sein des instances de football et de la nécessité de rétablir la réputation de ce sport comme celle de la FIFA, la sanction infligée ne paraît ni excessive, ni arbitraire", selon un communiqué de presse de l'institution. 

L'ancien meneur de jeu de l'équipe de France avait été suspendu jusqu'en octobre dernier pour un paiement controversé de 1,8 millions d'euros effectué en 2011 par Sepp Blatter, "perçu dans le cadre d’un contrat oral passé avec l’ancien président de la FIFA, rappelle la Cour dans sa décision. Il a été sanctionné d’une interdiction de quatre ans d’exercice de toute activité en lien avec le football et d’une amende de 60 000 francs suisses. ex-président de la FIFA envers Michel Platini."

La Cour conclut que" Les juridictions internes ont pris en compte tous les intérêts en jeu pour confirmer la mesure prise par la FIFA, réduite par ailleurs par le Tribunal arbitral du sport. Enfin, la Cour relève que le requérant a bénéficié des garanties institutionnelles et procédurales internes lui permettant de contester la décision de la FIFA et de faire valoir ses griefs."

Devant la CEDH, qui siège à Strasbourg, Michel Platini invoquait la violation de trois articles de la Convention européenne des droits de l'Homme pour obtenir son annulation pure et simple. Il estimait que les procédures disciplinaires devant la Fifa et le TAS ne lui avaient pas permis de bénéficier d'un procès équitable, que les textes en vigueur au moment des faits, de 2007 à 2011, n'avaient pas été appliqués et que sa suspension était contraire à la liberté d'exercer une activité professionnelle et violait donc son droit au respect de la vie privée et familiale.

AFP