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Arteta (Arsenal) face à Navas (Manchester City) | IAN KINGTON / AFP

Europe : les enjeux de la fin de saison

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Si la Bundesliga a déjà consacré son vainqueur, la messe n'est pas encore dite en Espagne, en Angleterre et en Italie. Qui peut encore rafler le titre ? Qui peut descendre ? Tour d'horizon des enjeux de la fin de saison dans le top 4 des championnats européens.

En Premier League, Manchester City a les cartes en main 

Le championnat d'Angleterre est désormais relancé après la surprenante victoire de l'équipe B de Chelsea chez le leader Liverpool (2-0), et celle plus logique de Manchester City contre Crystal Palace (2-0), dimanche lors de la 36e journée. Les Blues de José Mourinho - qui s'est de nouveau distingué en optant pour une tactique ultra défensive -  reviennent ainsi à deux points de leur victime, Liverpool. Des Reds qui, après 11 victoires consécutives, perdent leur invincibilité en 2014 à un moment crucial. 

Pourtant, c'est bien Manuel Pellegrini qui reprend la main en dépit de sa 3e place. Avec 77 points mais un match en moins et une meilleure différence de buts que les partenaires de Luis Suarez, les Citizens ont ainsi une belle tête de champions virtuels s'ils gagnent leur trois derniers matches. A une dizaine de points de là, Arsenal (70 pts), Everton (69 pts) et Tottenham (66 pts) lutteront pour la 4e place synonyme de qualification indirecte pour la C1. Enfin, tout en bas, si Cardiff (30), Fulham (31) et Norwich (32) végètent dans la zone rouge, Sunderland (32), Aston Villa (35) et West Bromwich (36) ne doivent pas encore dormir sur leurs deux oreilles. 

En Liga, un dernier Atlético - Barcelone décisif 

Ce week-end, les joueurs du FC Barcelone ont rendu hommage dimanche à leur ancien entraîneur Tito Vilanova - décédé deux jours auparavant - en triomphant de Villareal sur la pelouse du Madrigal. Après avoir observé une minute de silence, les Blaugrana se sont imposés 3-2, mais accusent toujours un retard de 4 points sur l'Atletico Madrid. Vainqueurs 1-0 de Valence, les Colchoneros ont fait un nouveau pas vers le titre, mais sont sans doute déjà focalisés - outre la C1 - sur le dernier match de la saison face aux Catalans. Le Real Madrid, distancé de 2 points par les hommes de Martino (et donc de 6 par le rival madrilène), peut encore mathématiquement croire au titre, mais devrait logiquement se contenter de la 2e ou 3e place. Juste derrière, avec 65 points, l'Athletic Bilbao est bien parti pour accrocher la 4e place synonyme de qualification indirecte en C1. Le FC Séville (59) et la Real Sociedad (57) suivent de près. En bas de classement, le Bétis Séville, 22 petits points au compteur, sait déjà qu'il jouera en Liga Adelante la saison prochaine. Valladolid, Almeria, Getafe, Osasuna, Elche et Grenade, qui se tiennent en 5 points, se livreront une lutte acharnée pour prolonger leur séjour dans l'élite du championnat espagnol. 

Bundesliga : en haut c'est joué, pas en bas

Sacré champion d'Allemagne le 26 mars dernier, le Bayern Munich n'a plus rien à jouer en cette fin de saison de Bundesliga, laquelle fait surtout office de préparation pour la Ligue des Champions. A deux journées de la fin, Dortmund a assuré sa 2e place après son nul ramené de Leverkusen (2-2). La lutte pour les troisièmes et quatrièmes places, en revanche, restent ouvertes. Actuel 3e, Schalke a perdu ce week-end face au Borussia M'Gladbach (0-1), et voit le Bayer Leverkusen, son premier poursuivant, revenir à trois points. Wolsburg et M'Gladbach, respectivement à 1 et 2 points des anciens adversaires du PSG, peuvent encore mathématiquement arracher la 3e ou la 4e place (laquelle est synonyme de tour préliminaire). Enfin, dans les bas fonds du championnat allemand, rien n'est joué. Si Eintracht Brunswick est lanterne rouge, il ne compte qu'un point de retard sur le premier rélégable Nuremberg, et deux sur le premier non relégable Hambourg. 

Série A : ça devrait le faire pour la Juve

Première du championnat italien, la "Vieille Dame" ne distance l'AS Roma que de 5 "petits" points, mais compte un match en moins. Les Bianconeri rencontrent le promu Sassuolo et prendraient le large en cas de victoire. Quant aux hommes de Rudi Garcia, ils sont assurés de finir la saison à la deuxième place du podium. Ils possèdent une très confortable avance de 16 points sur le 3e Naples, qui distancent lui même la Fiorentina de 8 longueurs. En théorie donc, le trio de tête devrait resté inchangé d'ici à la fin de la saison (dans 3 matches). En bas, en revanche, rien n'est joué. Si Catane (23 points) et Livourne (25e) paraissent en très fâcheuse posture, Bologne (28), Sassuolo (28) et le Chievo Vérone se battront pour ne pas faire partie du voyage vers l'étage inférieur. 

Jean Charbon