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Des membres de la police sur la pelouse du Groupama Stadium. | MUSTAFA YALCIN / ANADOLU AGENCY

Ligue Europa : Une finale OM - Atlético sous très haute surveillance

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La finale de la Ligue Europa, mercredi à Lyon, entre Marseille et l'Atletico Madrid sera entourée d'une très forte présence policière. Deux jours après l'attaque à Paris, et dans un climat de tension entre l'Olympique de Marseille et Lyon, le dispositif sécuritaire visera à ne pas confronter les deux groupes de supporters pour éviter tout débordement aux abords du stade, a indiqué le préfet de la région. Il a par ailleurs précisé que la sécurité serait deux fois plus importante que pour les matches de l'Euro 2016.

Plus d'un millier de policiers mobilisés, un dispositif pour empêcher les supporters de se croiser : la finale de l'Europa League mercredi (20H45) à Lyon sera placée sous haute surveillance pour que le match entre Marseille et l'Atlético Madrid reste une fête.

Dix unités mobiles seront mobilisées, soit 1 250 hommes, policiers, gendarmes et CRS, auxquels s'ajouteront les polices municipales de Lyon et de Décines - où se trouve le Groupama Stadium -, un hélicoptère et deux canons à eau, a détaillé lundi le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes Stéphane Bouillon. Son objectif ? "Que la fête soit une vraie réussite"

Sécurité supérieure à l'Euro 2016

Dans un contexte tendu, sur fond de rivalité entre les Olympiques de Marseille et Lyon, encore compliqué par l'attentat de samedi à Paris, "nous avons prévu un dispositif exceptionnel, deux fois plus important que lors des matches de l'Euro 2016", a-t-il souligné.
 

Dans l'enceinte du stade, 1 100 stadiers seront aussi déployés. Boissons alcoolisées, pétards et engins d'artifice seront interdits. Il n'y aura pas de "fan walk" (défilé de supporters) mais le centre-ville ne leur sera pas défendu. 

Etanchéité maximale 

Au Groupama Stadium, les supporters de l'OM prendront place au virage Sud, ceux de l'Atlético au Nord. Tout est aussi organisé dans les transports en commun et les parkings "pour garantir l'étanchéité entre les supporters", a assuré le préfet. L'objectif annoncé est d'empêcher toute rencontre des groupes de supporters avant et après le match afin de contenir le moindre débordement.

Les supporters de l'OM "ne sont pas belliqueux", affirme le responsable de la sécurité du club Thierry Aldebert. Mais "s'ils sont attaqués, je ne pense pas qu'ils passeront leur chemin". De quoi dissuader toute envie de les faire se rencontrer.

Quelque 3 000 places ont été vendues en mars-avril, avant de connaître les finalistes. Les supporters de l'Atlético en ont acheté 9 500 et ceux de l'OM 11 500. La préfecture s'attend à voir arriver entre 2 000 et 3 000 Marseillais sans billets.

Un contentieux entre les deux clubs

Les autorités doivent composer avec les ultras de l'Atlético, classés à l'extrême-droite. En novembre 2014, certains avaient été mêlés à une bagarre avec leurs rivaux de La Corogne et un Galicien avait trouvé la mort. 

S'y ajoute un vieil antagonisme entre l'Atlético et l'OM avec un ultra marseillais condamné à de la prison ferme pour des violences commises en 2008 en marge d'un match à Madrid.

Quel accueil à Lyon ?

La rivalité entre Marseille et Lyon fait également monter la pression. Cette rivalité entre les deux "olympiques" s'est exacerbée depuis la bagarre survenue le 18 mars à la fin du match remporté par l'OL à Marseille.

Depuis, les deux présidents ont tenté de calmer le jeu. Jean-Michel Aulas a assuré que l'OM et l'Atlético seraient "très bien reçus" au Parc OL. "Il ne doit y avoir aucun incident dans le stade comme en dehors", a renchéri le président marseillais Jacques-Henri Eyraud.

"On ne peut exclure qu'il y ait des "fights"", a néanmoins reconnu le préfet du Rhône. "Nous serons d'une extrême vigilance et prêts à réagir".  Reste donc à espérer que cette fête du football ne soit pas gâchée par des incidents entre supporters.

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