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Ligue Europa : Marseille pas gâté, Rennes va voyager, Bordeaux a les cartes en main

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L'Olympique de Marseille a été l'équipe française la moins vernie lors du tirage de la Ligue Europa vendredi. Les Phocéens ont hérité de la Lazio Rome mais aussi de l'Eintracht Francfort, qu'il ne faudra pas sous estimer. De leur côté, les Rennais ont largement de quoi passer en phase finale mais il faudra se déplacer au Kazakhstan, en Ukraine et en République Tchèque. Enfin, les Bordelais ne sont pas à plaindre mais devront faire preuve de sérieux pour éviter une sortie prématurée.

Tirage compliqué pour l'OM

Le récent finaliste de la compétition avait beau figurer dans un meilleur chapeau que Rennes et Bordeaux, il n'a cependant pas hérité d'un tirage facile. L'adversaire le plus redoutable sera la Lazio de Rome, récent cinquième de Serie A et quart de finaliste de la précédente Ligue Europa.

Il ne faudra pas non plus sous-estimer l'Eintracht Francfort, vainqueur de la Coupe d'Allemagne 2018 avec une victoire en finale contre le Bayern Munich (3-1). Outre l'arrivée de Trapp, le club s'est renforcé cet été (Kostic, Muller, Jovic, Lucas Torró...). 

N'oublions pas non plus le passif du football français face aux clubs chypriotes. Lyon avait été éliminé en Ligue des Champions 2012 par l'APOEL Nicosie en huitièmes de finale (aux tirs aux buts). Et que dire de la défaite 3-0 de l'OM à Limassol, contre l'AEL, la même année. La tâche ne sera pas plus simple face à l'Apollon Limassol.

Cap à l'Est pour les Bretons

Les noms des adversaires du Stade Rennais sont beaucoup moins effrayants. La tête de série est le Dynamo Kiev, double-vainqueur de la Coupe des Coupes (1975 et 1986). Un club rompu aux joutes européennes, qui avait déjà posé des problèmes à un club français, à savoir le Paris Saint-Germain. En 2009, le club ukrainien s'était qualifié en demi-finale après un succès 3-0 sur les coéquipiers de Sammy Traoré et Péguy Luyindula.

Ne pas sous-estimer Astana non plus, qui avait atteint les seizièmes de finale de la dernière Ligue Europa, éliminant le Slavia Prague et le Maccabi Tel-Aviv. Le trajet sera éreintant : 12 heures d'avion pour parcourir les 5500 km séparent la Bretagne de la capitale kazakhe.

Le déplacement le plus proche sera à Jablonec, en République Tchèque, sûrement l'adversaire le plus faible de la poule K.  "On espérait des grands clubs avec un passé européen important, le président rennais. On a ce tirage qui va être difficile, mais avec la possibilité de sortir du groupe", a résumé Olivier Létang.

Poule équilibrée pour Bordeaux

Les matches les plus difficiles pour les Girondins devraient être face au Zénith Saint-Pétersbourg. Néanmoins, le club russe ne brille pas autant qu'il y a quelques années. En témoigne une simple 5e place lors du dernier championnat de Russie. Habituellement présent en Ligue des Champions (7 participations depuis 2008), le Zénith va connaître sa troisième Ligue Europa consécutive. Depuis 2005, le club n'a jamais été éliminé en phase de poules de la C2 (5/5). 

Le FC Copenhague sera un adversaire largement à la portée des Bordelais, malgré son expérience en Coupe d'Europe. Le club danois n'est plus sorti d'une phase de groupes de compétition européenne depuis la saison 2010-2011 (huitième de Ligue des champions). 

Quant au Slavia Prague, il faut remonter à l'exercice 2007-2008 (le terme Ligue Europa n'existait pas encore) pour la voir sortir des poules. Pire encore, le club tchèque n'a gagné qu'un seul de ses 25 derniers matches en compétition européenne.