Arsenal Milan Mkhitaryan
La joie des joueurs d'Arsenal et de Mkitaryan | AFP - Marco Bertorello

Ligue Europa : Arsenal réalise un joli coup à Milan !

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La fin de saison d'Arsenal aura peut-être une saveur européenne. En immense difficulté en Premier League, les Gunners ont joliment et facilement battu l'AC Milan 2-0 jeudi à San Siro et ont déjà quasiment leur place en quart de finale de la Ligue Europa.

Les courbes se sont inversées jeudi à Milan et des séries ont pris fin, puisque les Milanais restaient sur 13 matches sans défaite dont six sans but encaissé, alors qu'Arsenal, au coeur d'une des périodes les plus sombres de l'ère Arsène Wenger, venait d'enchaîner quatre défaites d'affilée. Plein comme à ses grandes heures européennes (près de 73.000 spectateurs), San Siro espérait beaucoup de ce rendez-vous de C3, qui devait valider les progrès des hommes de Gennaro Gattuso. Mais son Milan très jeune (Donnarumma, Calabria, Suso, Kessié, Cutrone...) et sans expérience européenne a en fait été nettement dominé par les Gunners et leur milieu très joueur avec Ozil, Wilshere, Mkhitaryan et Ramsey. En soutien de Welbeck, ce quatuor de passeurs délicats a offert quelques très beaux mouvements et avait un peu trop de talent pour ce Milan appliqué mais très tendre.

Donnarumma n'a pas suffi...

Le premier but, signé Mkhitaryan d'une frappe déviée par Bonucci après un crochet sur Calabria (15e), doit ainsi beaucoup à la passe d'Ozil qui a renversé le jeu vers l'Arménien.  Le deuxième, inscrit dans le temps additionnel de la première période (45+4), est lui aussi venu d'une inspiration du meneur allemand, dont la passe pour Ramsey était un vrai cadeau. Le Gallois a effacé Donnarumma facilement et Arsenal avait deux buts d'avance à la pause. L'écart aurait déjà pu être plus important puisque Donnarumma avait déjà sorti deux beaux arrêts devant Chambers (41e) et Welbeck (42e) et qu'il a été sauvé par sa barre sur une tentative de Mkhitaryan (45+1).

Il aurait aussi pu se creuser en deuxième période avec une énorme occasion pour Welbeck (49e), mais Wenger, qui était privé de Lacazette, Nacho Monreal et Bellerin, tous blessés, s'en contentera. En face, Gattuso va pouvoir expliquer à ses jeunes disciples combien il leur reste à travailler avant de s'imaginer un avenir au plus haut niveau européen, que lui a bien connu. Car en dehors d'une frappe de Bonaventura au-dessus (52e), les rossoneri, courageux mais très imprécis, n'ont rien proposé.
 

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