Ménez
Jérémy Ménez, tête basse. | KENZO TRIBOUILLARD / AFP

ETG-PSG : Paris, la France faible

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Le PSG, qui avait aligné une formation 100% "étrangère" contre Lyon dimanche (4-0), présentait cinq français au coup d'envoi face à Evian (0-2). Sans réussite.

Seulement quatre jours après la déculotté assénée à Lyon, l'armada parisienne, invaincue depuis neuf mois et 36 matches, allait se mesurer ce mercredi soir contre les Savoyards et leur deuxième plus mauvaise défense de Ligue 1. Dans un souci de faire tourner son effectif, Laurent Blanc laissait Lavezzi, Thiago Motta et Alex à Paris, Maxwell et Van Der Wiel étaient invités à prendre place sur le banc. 

La titularisation de cinq français contre Evian sonnait comme une réponse aux critiques essuyées par le club parisien depuis dimanche soir. Contre les Gones, la formation concoctée par l'ancien entraîneur des Girondins ne présentait aucun français au coup d'envoi, une première dans l'histoire du championnat de France (lire ici). Digne et Jallet, scotchés au banc parisien depuis le début de la saison, jouaient sur les flancs de la défense, Ménez sur l'aile gauche, tandis que Rabiot et Matuidi étaient chargés de la récupération.

Digne surnage, Jallet noyé   

Le temps où Christophe Jallet fêtait sa première sélection en équipe de France n'est pourtant pas si loin. Mais depuis, Ancelotti est parti, et Van Der Wiel a clairement haussé le ton. Contre Evian, l'ancien Lorientais avait l'occasion de prouver qu'il pouvait être plus qu'une alternative crédible au Néerlandais qui l'a repoussé, semble t-il définitivement, sur le banc parisien. Mais mercredi soir, il a été en dessous de tout. En difficulté en première période face à l'ancien Marseillais Modou Sougou, l'international tricolore a été beaucoup trop passif sur les deux buts de l'ETG. Lucas Digne, son pendant à gauche, a été nettement plus convaincant. L'international espoir, incontestablement le meilleur parisien hier en première mi-temps, apportait le danger sur chacun de ses débordements et éteignait toutes les offensives savoyardes intervenues sur son côté. 

L'amulette Thiago Motta

Dans l'entrejeu, Rabiot et Matuidi n'ont pas été spécialement convaincants. Ni bons ni mauvais, les deux Français n'ont pas apporté suffisamment de solutions pour faire sauter le verrou de l'ETG. Quant à Jérémy Ménez, titularisé sur le flanc gauche de l'attaque francilienne, il a peu accéléré et a perdu de nombreux ballons. Pas une soirée idéale pour les Français du PSG, dont les ternes prestations ont relancé les discussions de comptoir sur la "compo" 100% étrangère de dimanche soir. Et si Paris était meilleur avec ses étrangers ? 

Aussi, la défaite des Rouge et Bleu hier soir a de nouveau montré à quel point Thiago Motta était indispensable au PSG. Sur les 50 matches, toutes compétitions confondues, qu’il a disputés avec Paris, l'Italien n’a perdu que deux rencontres. Après une saison 2012/2013 passée principalement à l’infirmerie, le nº 8 parisien a enfin une influence plus grande sur le jeu de son équipe cette saison. Paris a plus la maîtrise du cuir (60% de possession de balle en L1, 61% en LdC) et joue plus de ballons (732 en moyenne par match en L1).

Jean Charbon