Gabriel Fernandez Arenas dit Gabi (Atlético Madrid)
Gabriel Fernandez Arenas dit Gabi (Atlético Madrid) | BELGA PHOTO THIERRY ROGE

Villarreal surprend l'Atletico Madrid

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Villarreal a joué un mauvais tour à l'Atletico Madrid en s'imposant sur la pelouse des Madrilènes (0-1), qui n'avaient plus perdu à domicile depuis le 12 mai 2013 à domicile en Liga, soit 27 matches de rang sans défaite. Les Colchoneros restent donc 3e du classement, à trois points du Barça et sept du Real.

 Le nul de Séville (4e, 30 pts) contre Eibar (0-0), dimanche en fin  d'après-midi, et celui de Barcelone la veille à Getafe (0-0) seront une maigre  consolation pour le club "colchonero", battu sur un but tardif de l'Argentin  Luciano Vietto (84), qui a réduit au silence un stade Vicente-Calderon  inhabituellement dégarni. Il faut dire que c'était la toute première rencontre sur cette pelouse  depuis la mort d'un supporteur du Deportivo La Corogne dans de violents  affrontements entre ultras aux abords de l'enceinte fin novembre. Le match, classé à haut risque par les autorités, a été accompagné d'un  important dispositif policier autour du stade, dont étaient bannis tous les  symboles et bannières du "Frente Atletico", ce groupe de supporteurs radicaux  impliqué dans la rixe avec leurs homologues de La Corogne.

But refusé à Mandzukic

Du coup, l'enceinte "rojiblanca", connue pour son ambiance fiévreuse, a  semblé bien silencieuse dimanche soir. Cette atmosphère singulière a peut-être pesé sur la performance de  l'Atletico, qui a même semblé avoir perdu en route son habituelle efficacité  sur coups de pied arrêtés. A la décharge des Madrilènes, le match a été d'une grande intensité  physique et cela leur a nui dans la finition. Et l'arbitrage n'a pas forcément  contribué au spectacle: après un festival dans la surface, Arda Turan a centré  pour la tête de Mandzukic mais le but du Croate a été refusé, apparemment pour  une poussette préalable sur son défenseur (58).

Bien en place défensivement, Villarreal aurait pu faire la différence plus  tôt mais Denis Cheryshev a ignoré un partenaire démarqué dans l'axe (42). Et  l'arbitre n'a pas bronché en fin de première période sur une main du capitaine  madrilène Gabi dans sa propre surface. C'est finalement l'intenable Vietto, très en vue, qui a offert une belle  victoire au "sous-marin jaune" d'une frappe à mi-hauteur (84), un pied de nez à  l'entraîneur "colchonero" Diego Simeone qu'il a bien connu en Argentine. Soit la toute première défaite à domicile en Liga depuis mai 2013 pour les  champions d'Espagne en titre, bien démunis sans l'appui du bouillant stade  Calderon.

AFP