Bartomeu
Josep Maria Bartomeu (FC Barcelone). | JOSEP LAGO / AFP

Neymar : le Barça montre patte blanche

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La nouvelle direction du FC Barcelone a étalé vendredi les détails financiers du transfert de Neymar, au centre d'une plainte en justice qui a ébranlé le club, niant avoir "menti" et réaffirmant avoir versé 57,1 millions d'euros pour le Brésilien.

Au lendemain de la démission de Sandro Rosell, son successeur et ancien  bras droit Josep Maria Bartomeu a déclaré au cours d'une longue conférence de  presse qu'il ne "démissionnerait pas" s'il était visé à son tour dans ce  dossier, voire mis en examen. Le nouveau comité directeur, qui s'est réuni vendredi après-midi, a tenté  de prouver sa bonne foi et de riposter aux informations de presse faisant état  d'une opération beaucoup plus onéreuse, notamment un article du quotidien El  Mundo qui évoquait un total de 95 millions d'euros. 

"Le père du joueur, Neymar da Silva, nous a autorisé à lever la  confidentialité des contrats, essentiellement parce qu'il considère que tout ce  qui s'est passé est injuste", a déclaré Josep Maria Bartomeu. "Nous sommes très heureux d'avoir signé avec Neymar et nous l'avons fait en  toute légalité, sous la supervision d'avocats prestigieux, de juristes  prestigieux: nous n'avons aucun doute que tout est correct", a ajouté le  nouveau président du Barça.

"Poires bizarres" 

Au total, le Barça chiffre à 86,2 millions d'euros l'addition de dépenses  liées à l'arrivée de Neymar en 2013 et d'autres effectuées en marge de  l'opération, sans prendre en compte le salaire de base garanti au joueur, que  le club a rendu public pour la première fois (8,8 millions d'euros bruts par  an). Outre le transfert (57,1 millions), la prime à la signature du joueur (10  millions) et la commission d'agent (2,7 millions), le reste de ce total est  réparti entre diverses dépenses: un contrat de marketing commercial (4 millions  d'euros), un accord entre la Fondation du club et celle du joueur (2,5  millions), des options sur trois jeunes joueurs de Santos, le précédent club du  Brésilien, et un accord de repérage de joueurs (9,9 millions).  Le responsable de la gestion footballistique du club, Raul Sanllehi, a pour  sa part exposé des détails du contrat de la star brésilienne de 21 ans,  prévenant que le chiffre de 86,2 millions mis en avant par le Barça ne voulait  "rien dire" en tant que tel et revenait à "comparer des poires bizarres avec  d'autres poires bizarres". Il a aussi indiqué que les 57,1 millions versés pour le transfert en tant  que tel se décomposaient en 17,1 millions à Santos et 40 millions  d'"indemnisation" notamment à la société Neymar&Nadine (N&N) des parents du  joueur pour avoir anticipé le transfert en 2013, au lieu d'attendre que le  joueur soit libre de tout contrat en 2014."Nous n'avons jamais menti" Sandro Rosell, qui occupait la présidence du club depuis 2010, a  démissionné jeudi après qu'un juge espagnol a déclaré recevable mercredi une  plainte pour "appropriation indue" concernant le transfert de Neymar, un délit  apparenté en droit français à un abus de bien social. Le "socio" (supporteur-membre) qui a déposé plainte a fait valoir que les  "socios" du club ignoraient la "destination réelle" du montant versé pour cette  opération, pour laquelle le Barça se disait tenu par la confidentialité. L'ex-dirigeant a évoqué au moment de son départ une "accusation injuste et  téméraire" mais a dit quitter ses fonctions pour ne pas nuire à sa famille et à  "l'image" du Barça. "Nous n'avons jamais menti", a souligné pour sa part Josep Maria Bartomeu,  qui a exclu de démissionner s'il était à son tour inquiété. "Si dans quelques mois (...), le juge décide de nous mettre en examen, ce  qui est très improbable, si cela arrivait nous ne démissionnerions pas non  plus", a lancé le dirigeant. "Une plainte ne veut pas dire que tu es coupable, ne veut pas dire que tu  as fait quelque chose de mal, ne veut absolument pas dire que tu doives avoir  honte", a-t-il conclu.

Au total, le Barça chiffre à 86,2 millions d'euros l'addition de dépenses  liées à l'arrivée de Neymar en 2013 et d'autres effectuées en marge de  l'opération, sans prendre en compte le salaire de base garanti au joueur, que  le club a rendu public pour la première fois (8,8 millions d'euros bruts par  an). Outre le transfert (57,1 millions), la prime à la signature du joueur (10  millions) et la commission d'agent (2,7 millions), le reste de ce total est  réparti entre diverses dépenses: un contrat de marketing commercial (4 millions  d'euros), un accord entre la Fondation du club et celle du joueur (2,5  millions), des options sur trois jeunes joueurs de Santos, le précédent club du  Brésilien, et un accord de repérage de joueurs (9,9 millions). 

Le responsable de la gestion footballistique du club, Raul Sanllehi, a pour  sa part exposé des détails du contrat de la star brésilienne de 21 ans,  prévenant que le chiffre de 86,2 millions mis en avant par le Barça ne voulait  "rien dire" en tant que tel et revenait à "comparer des poires bizarres avec  d'autres poires bizarres". Il a aussi indiqué que les 57,1 millions versés pour le transfert en tant  que tel se décomposaient en 17,1 millions à Santos et 40 millions  d'"indemnisation" notamment à la société Neymar&Nadine (N&N) des parents du  joueur pour avoir anticipé le transfert en 2013, au lieu d'attendre que le  joueur soit libre de tout contrat en 2014.

"Nous n'avons jamais menti"

Sandro Rosell, qui occupait la présidence du club depuis 2010, a  démissionné jeudi après qu'un juge espagnol a déclaré recevable mercredi une  plainte pour "appropriation indue" concernant le transfert de Neymar, un délit  apparenté en droit français à un abus de bien social. Le "socio" (supporteur-membre) qui a déposé plainte a fait valoir que les  "socios" du club ignoraient la "destination réelle" du montant versé pour cette  opération, pour laquelle le Barça se disait tenu par la confidentialité. L'ex-dirigeant a évoqué au moment de son départ une "accusation injuste et  téméraire" mais a dit quitter ses fonctions pour ne pas nuire à sa famille et à  "l'image" du Barça. "Nous n'avons jamais menti", a souligné pour sa part Josep Maria Bartomeu,  qui a exclu de démissionner s'il était à son tour inquiété. "Si dans quelques mois (...), le juge décide de nous mettre en examen, ce  qui est très improbable, si cela arrivait nous ne démissionnerions pas non  plus", a lancé le dirigeant. "Une plainte ne veut pas dire que tu es coupable, ne veut pas dire que tu  as fait quelque chose de mal, ne veut absolument pas dire que tu doives avoir  honte", a-t-il conclu.

Sandro Rosell, qui occupait la présidence du club depuis 2010, a  démissionné jeudi après qu'un juge espagnol a déclaré recevable mercredi une  plainte pour "appropriation indue" concernant le transfert de Neymar, un délit  apparenté en droit français à un abus de bien social. Le "socio" (supporteur-membre) qui a déposé plainte a fait valoir que les  "socios" du club ignoraient la "destination réelle" du montant versé pour cette  opération, pour laquelle le Barça se disait tenu par la confidentialité.

L'ex-dirigeant a évoqué au moment de son départ une "accusation injuste et  téméraire" mais a dit quitter ses fonctions pour ne pas nuire à sa famille et à  "l'image" du Barça. "Nous n'avons jamais menti", a souligné pour sa part Josep Maria Bartomeu,  qui a exclu de démissionner s'il était à son tour inquiété. "Si dans quelques mois (...), le juge décide de nous mettre en examen, ce  qui est très improbable, si cela arrivait nous ne démissionnerions pas non  plus", a lancé le dirigeant. "Une plainte ne veut pas dire que tu es coupable, ne veut pas dire que tu  as fait quelque chose de mal, ne veut absolument pas dire que tu doives avoir  honte", a-t-il conclu.

AFP