Liga : Le Real redevient souverain

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Auteur·e : AFP
Sergio Ramos
Le capitaine du Real Madrid, Sergio Ramos. | GABRIEL BOUYS / AFP

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Indiscutable Zinédine Zidane : acculé, l'entraîneur français du Real Madrid a encore relevé un grand défi en remportant le Clasico de la 26e journée de Liga contre le FC Barcelone ce dimanche soir (2-0), avec des paris réussis.

Il l'avait prédit. "Dimanche, c'est une opportunité pour changer les choses", répétait Zinédine Zidane depuis le revers de mercredi contre Manchester City en huitième de finale aller de Ligue des champions au Santiago-Bernabeu (1-2).  Une opportunité pour sortir la Maison blanche de la mauvaise passe dans laquelle elle était engagée: en manque de buts et avec une fragilité défensive inquiétante, les Madrilènes abordaient le Clasico sur une série de trois matches sans victoire.

Mais le technicien prodigue des merengue, dos au mur après le revers en C1 mercredi, a encore prouvé sa qualité avec des choix tactiques payants.  Toni Kroos, réinstallé comme titulaire par le technicien français pour le Clasico après son absence mercredi contre Manchester City en Ligue des champions et passeur décisif pour le but de Vinicius Junior (71e), en qui "Zizou" a placé sa confiance, et Mariano Diaz, buteur quelques secondes après son entrée en jeu (90e+2), ont scellé la victoire et, par là-même, la première place du classement retrouvée.

Des paris signés Zidane

Le Brésilien Vinicius Junior (19 ans), apprécié pour sa vitesse mais vivement critiqué pour son manque d'efficacité dans la surface, a encore pénétré de nombreuses fois dans la zone de vérité dimanche, jusqu'à cette lumineuse ouverture de l'Allemand Toni Kroos, préservé mercredi, qui lui a permis d'ouvrir le score (71e)... et d'oser haranguer le public venu lui témoigner son soutien. Le solide ancrage au milieu de terrain, l'entrée en jeu de Mariano Diaz, préféré à Luka Jovic et buteur (90e+2), et la titularisation d'Isco sur l'aile droite, préféré à Gareth Bale, ont aussi été autant de coups de maître signés Zidane, puisque l'Espagnol a été la principale menace pour Marc-André ter Stegen, avec cette superbe frappe enroulée bien chassée de la main droite par le portier blaugrana (56e), ou avec cette reprise de la tête (60e) stoppée sur la ligne par Gerard Piqué, dans la foulée.

Alors que les deux formations abordaient ce Clasico retour de Liga avec des défenses entourées de questions et loin d'être étanches, le Real Madrid a retrouvé son duo défensif Sergio Ramos - Raphaël Varane, solides dimanche, alors que le capitaine blanc est devenu le joueur avec le plus de Clasico disputés dans l'histoire (44), devant les 43 de Manuel Sanchiz.

Messi dans l'ombre

Le Barça a lui aussi longtemps tenu bon face aux assauts merengue. Piqué est revenu à son meilleur niveau après sa foulure de la cheville mardi, mais cela n'a pas suffi. Les Catalans ont eu plus de difficulté à contrôler le rythme de la rencontre, et ont dû courir derrière le ballon pendant une bonne partie du match, en résistant aux vagues blanches. Le champion du monde français Antoine Griezmann, pour son deuxième Clasico, a cependant eu deux occasions de marquer, mais la première (18e) a été bien dégagée par Sergio Ramos et Raphaël Varane, et la deuxième est passée au-dessus du cadre (21e).

C'est surtout l'absence de Lionel Messi (26 buts en 42 Clasicos) qui a frappé le match. Fantomatique, le sextuple Ballon d'Or a été loin de son niveau dimanche soir, et a précipité la chute du Barça pour le premier Clasico de Quique Setién sur le banc catalan. Le Barça repasse donc derrière le Real au classement, et la course pour le titre n'est définitivement pas encore terminée entre les deux géants du football espagnol.

AFP