Liga : le Real Madrid arrache le Clasico contre Barcelone

Publié le , modifié le

Auteur·e : Vincent Daheron
Real Madrid
Les Madrilènes célèbrent l'ouverture du score de Federico Valverde. | LLUIS GENE / AFP

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Dans une période compliquée, Barcelone et le Real Madrid ont tout de même livré un Clasico de haute volée dans un Camp Nou à huis clos. Les Madrilènes ont fini par l'emporter (3-1) grâce notamment à un penalty provoqué et transformé par son capitaine Sergio Ramos. Cette victoire va faire beaucoup de bien à Zinédine Zidane, menacé par les mauvais résultats des semaines passées.

Des résultats décevants depuis le début de saison, deux équipes à la recherche de repères et de confiance, un Camp Nou tristement vide dans l’une des plus belles affiches au monde. Sur le papier, ce 245e Clasico de l’histoire ne prêtait pas spécialement à l’optimisme. De plus, pour la première fois depuis 2003, le Barça et le Real Madrid abordaient ce choc au sommet après une défaite lors de la dernière journée. A Getafe pour les Blaugranas (1-0), contre Cadix pour les Madrilènes (1-0). Ce sont ces derniers qui ressortent finalement vainqueurs d’un duel qui a tenu toutes ses promesses (1-3).

De l'intensité, des gestes techniques et la VAR

Dès les premières minutes, les vingt-deux acteurs ont en effet rappelé au monde entier ce qu’était un Clasico : de l’intensité, des gestes techniques de grande classe et des interventions parfois à la limite du raisonnable. Comme ce tacle de Casemiro, pourtant déjà averti, dans la surface sur Lionel Messi qui aurait pu valoir plus qu’un appel à la VAR (28e). Ce qui fait le sel d’un Clasico, un vrai, ce sont les joueurs de très haut niveau qui le jouent et qui ne s’y cachent jamais. Les grands matches consacrent les grands joueurs paraît-il. Aujourd’hui encore, ces stars ont crevé l’écran et on aurait pu dire la même chose déjà dix ans plus tôt. Preuve de leur longévité éternelle.

Le premier est inévitablement Sergio Ramos. Pierre angulaire de la défense madrilène, le capitaine de Zinédine Zidane avait tellement manqué à ses partenaires dans le naufrage de mercredi contre le Shakhtar (3-2). Ce samedi après-midi, il est allé chercher la victoire à lui tout seul en transformant le pénalty (63e) qu’il avait provoqué lui-même sur un tirage de maillot du Français Clément Lenglet, vérifié par l'assistance vidéo. C'est ensuite Luka Modric qui a conclu le match face à un but vide (90e).

Karim Benzema étincelant

En début de rencontre, les Blancs avaient déjà mieux démarré, en tout cas au score, en prenant le meilleur sur les locaux grâce à un Karim Benzema étincelant. L’attaquant français a souvent dézoné pour réguler le jeu de son équipe. C’est sur une de ces situations, d’ailleurs, que le club de la capitale a ouvert le score, Benzema servant dans la profondeur Federico Valverde qui trouvait la lucarne de Neto d’une jolie frappe croisée du plat du pied (5e). Le Français aurait d’ailleurs pu redonner l’avantage à son équipe bien plus tôt mais Neto prenait cette fois-ci le meilleur dans son face-à-face (24e).

Chez les Barcelonais, Lionel Messi est entré très fort dans son match avant de baisser quelque peu le pied en seconde période, puis de s'éteindre complètement. Il a surtout manqué d’efficacité lorsqu’il s’est présenté seul devant Thibaut Courtois après un crochet dévastateur dont lui seul à le secret (24e). Mais les Blaugrana lui doivent quand même l’égalisation. C’est lui qui a lancé Jordi Alba dans le dos de Nacho, le latéral gauche barcelonais centrait fort dans la foulée pour faire rentrer Ansu Fati (8e) dans l’histoire. En égalisant, l’international espagnol est tout simplement devenu le plus jeune buteur du Clasico au 21e siècle à seulement 17 ans et 359 jours. La pépite barcelonaise a loupé l'occasion de donner l’avantage aux siens d’une frappe trop croisée du droit (51e) avant de centrer parfaitement sur Coutinho, étrangement seul. Mais la tête du Brésilien ratait le cadre (54e).

Ansu Fati a en tout cas montré qu’il était de la trempe des meilleurs, d’autant plus dans un Clasico, et qu’il faudra compter sur lui. Au contraire, Antoine Griezmann, a une nouvelle fois été cantonné au banc par Ronald Koeman, le quittant seulement à la 81e minute. L’entraîneur néerlandais a enregistré sa troisième défaite consécutive en Liga et sa position se crispe. Sson homologue Zinédine Zidane a, lui, très certainement sauvé sa tête en remportant ce Clasico ô combien important.

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