Lionel Messi lors de Barcelone - Leicester
Messi se joue de King. | Christine Olsson / TT News Agency / AFP

Liga : Le Barça veut rester roi d'Espagne

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Rester roi d'Espagne pour la 3e fois de rang et reconquérir l'Europe: voilà le menu du Barça de Messi, Neymar et Suarez, qui a cette fois pris soin de renforcer son banc pour tenir la distance sur tous les tableaux, face aux rivaux madrilènes habituels, le Real et l'Atletico.

Voilà quatre saisons que ces trois-là règnent sans partage sur le podium de la Liga, avec trois titres pour Barcelone (2012/2013, 2014/2015, 2015/2016) et un pour l'Atletico (2013/2014). Le Real, dauphin à trois reprises, a en revanche ajouté sur la période une 10e et 11e C1 à son incomparable palmarès en 2014 et 2016, au détriment de l'Atletico, à chaque fois finaliste malheureux. Quant à l'édition 2015, elle a échu au Barça. Dire que leur domination est quasi totale sur les scènes nationales et continentales est donc un doux euphémisme. Et parier sur une continuité engage à peu de risques, la difficulté étant surtout de trouver le bon ordre final du tiercé. Double tenant du titre en Liga, Barcelone a commencé positivement sa saison en s'adjugeant la Supercoupe d'Espagne aux dépens du FC Séville (2-0, 3-0). Deux matches au cours desquels se sont notamment distinguées les quatre recrues de l'été, les défenseurs français Samuel Umtiti et Lucas Digne, ainsi que les prometteurs milieux offensifs André Gomes et Denis Suarez. Si une place régulière dans le onze-type est loin de leur être garantie, à l'instar d'Arda Turan performant durant la préparation, ils viennent en tout cas approfondir un banc qui aura son rôle à jouer tout au long de la saison.

"S'en sortir de manière collective"

"Ce que je sais, c'est que pour affronter cette saison si longue et avec autant d'objectifs, nous ne pouvons pas compter sur 11 joueurs seulement, sinon sur 22 ou 23. On doit s'en sortir de manière collective", a d'ailleurs expliqué Luis Enrique en conférence de presse. Et s'agissant d'Umtiti, l'entraîneur barcelonais s'est montré plutôt élogieux pour les premiers pas du Français en Catalogne: "Il a beaucoup de crédit. Quand il joue, il est très concentré et possède une bonne relance de balle. Le Barça est un club qui exige beaucoup mais c'est un endroit qui lui convient pour ses caractéristiques". Pour ce qui est de l'incontournable "MSN", si Neymar est actuellement en mission à Rio pour tenter d'offrir au Brésil sa première médaille d'or (la finale aura lieu samedi contre l'Allemagne), Messi est déjà en forme. Barbu et affublé d'une coiffure en blond décoloré, la "Pulga", qui vient de revenir sur sa décision de ne plus jouer pour l'Argentine, a marqué son premier but de la saison face à Séville sur un centre de Digne. Quant à Luis Suarez, pichichi du dernier exercice (40 buts), il a également déjà trouvé la voie des filets lors de la première manche face aux Sévillans.

Atletico en mode "2G"

Comment se portent les adversaires du Barça ? Le Real version Zinédine Zidane a axé sa préparation sur le physique, souvenir du passage de l'ancien numéro 10 des Bleus à la Juventus. C'est d'ailleurs chez la Vieille Dame que le Real est allé chercher un renfort, Alvaro Morata, pas vraiment dépaysé puisqu'il revient dans son club formateur. "ZZ" comptera évidemment sur les bonnes ondes de sa "BBC", pas encore à 100%. Cristiano Ronaldo, blessé lors de la finale de l'Euro, est attendu courant septembre. Karim Benzema doit toujours gérer un problème à une hanche. Gareth Bale a repris mais devra digérer le bon Euro de son pays de Galles. Dans les rangs de l'Atletico, on va parler français en mode "2G" avec Griezmann et Kevin Gameiro, venu de Séville. "Il lit parfaitement ses coéquipiers", a salué Diego Simeone au sujet de sa recrue française. Antoine Griezmann, désigné meilleur joueur de l'Euro-2016, est désormais très attendu. Il est d'ailleurs finaliste pour le trophée du meilleur joueur UEFA qui sera remis jeudi prochain à Monaco en marge du tirage au sort des groupes de la Ligue des champions. Ses concurrents pour ce prix: Ronaldo et Bale. Et oui, Lionel Messi, pour une fois, n'est pas finaliste. De quoi motiver l'Argentin.

AFP