Liga (8e journée) : Le Barça tient tête à Madrid

Liga (8e journée) : Le Barça tient tête à Madrid

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Sur fond de tension entre le gouvernement espagnol et les indépendantidstes catalans, l'Atlético Madrid et le FC Barcelone se sont livrés un duel intense pour le compte de la 8e journée de Liga. Les Colchoneros ont démarré pied au planchet avec l'ouverture de Saul (21e) mais le Barça a répondu en deuxième période. Dominateurs, les Catalans ont égalisé par Luis Suarez (81e) d'une tête piquée et restent solidement accroché en tête du classement devant le Real Madrid, vainqueur in extremis à Getafe (2-1), et les Colchoneros.

Un partout la balle au centre ! Entre l'Atlético Madrid et Barcelone, chacun a eu son mot à dire et chacun est reparti du stade Metropolitano avec son petit point. Samedi soir, il était  difficile de faire abstraction de la situation politique en Catalogne: le Barça, étendard de l'identité catalane, a été accueilli par une nuée de drapeaux espagnols en tribune, où les ultras "colchoneros" ont entonné le célèbre chant "Viva España" et conspué le controversé défenseur catalan Gerard Piqué. Pour autant, puisque seuls 250 billets avaient été réservés aux supporters barcelonais dans un stade de 68.000 places, aucun débordement majeur n'a troublé la rencontre. Et plutôt qu'une bataille rangée, on a vu une belle partie d'échecs. D'un côté le Barça et ses manieurs de ballon. De l'autre le bloc bien huilé de l'Atletico, où même l'avant-centre français Antoine Griezmann redescendait défendre devant sa surface.

Le mur de l'Atleti

Jaillissant en contre, Griezmann a multiplié les banderilles, forçant le gardien barcelonais Marc-André ter Stegen à deux parades brûlantes (8e, 9e) avec notamment un petit pont sur Piqué. Et sa volée du gauche, passée proche du cadre, méritait mieux (53e). Quoi qu'il en soit, le scénario n'aurait pas pu être meilleur pour l'Atletico, qui a rapidement ouvert le score sur une frappe limpide de Saul au bout d'une belle action collective (21e). Pendant une heure, le club catalan s'est alors heurté à un mur, à l'image de Messi. S'il aurait pu ouvrir le score après 30 secondes de jeu sur un slalom échevelé, l'Argentin a enroulé un coup franc sur l'extérieur du poteau (57e), puis sa frappe en angle fermé a trouvé les gants du gardien (66e). Pas son soir, quatre jours après avoir qualifié à lui tout seul l'Argentine pour le Mondial-2018. Quant à Luis Suarez, brouillon, il a longtemps peiné à exister dans la tenaille adverse. Mais il a placé une tête à bout portant (82e) pour arracher un point précieux.

Xavier Richard @littletwitman