Gareth Bale (Real Madrid)
Gareth Bale avait le visage fermé après le match nul du Real Madrid face à Valladolid (1-1), samedi 24 août 2019. | GABRIEL BOUYS / AFP

Liga / 2e journée : Le Real Madrid concède le nul face à Valladolid (1-1)

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Un instant d'inattention a tout gâché ! Peut-être trop confiant, le Real Madrid s'est fait rejoindre in extremis par Valladolid (1-1), samedi 24 août, pour la 2e journée du Championnat d'Espagne, ratant l'opportunité de rattraper Séville FC en tête et de creuser l'écart avec le FC Barcelone.

Pour son premier match de la saison à domicile, le Real Madrid de Zinédine Zidane a été renvoyé à ses démons de la saison passée : longtemps maladroite, l'équipe merengue a cru s'imposer grâce à un joli but en pivot de Karim Benzema (82e). Mais Valladolid, profitant de la déconcentration madrilène, a fini par égaliser grâce au bien nommé Sergi Guardiola (88e).

Ce match nul inattendu au stade Santiago-Bernabeu ne fait pas les affaires du Real (4 pts), qui laisse s'échapper en tête le Séville FC (6 pts), vainqueur vendredi de Grenade 1-0. Et le Barça (0 pt) peut profiter de la réception du Betis dimanche (19 heures) pour débloquer son compteur et revenir à portée de son grand rival merengue.

Bale et Rodriguez sur la pelouse

Qui aurait dit que le modeste Valladolid, propriété depuis peu de l'ancien attaquant brésilien Ronaldo, puisse tenir tête au grand Real et ses 300 millions d'euros dépensés à l'intersaison ? C'est pourtant ce qui s'est produit dans la touffeur estivale du Bernabeu, où les supporteurs espéraient un tout autre scénario. Il faut dire que la victoire à Vigo le week-end dernier (3-1) avait rassuré sur la capacité du Real à reconquérir la Liga après une saison à oublier.
   

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Et la "Maison blanche", dominatrice, a longtemps cru que sa qualité technique lui permettrait de venir à bout de Valladolid. Pragmatique, Zidane a mis de côté ses réticences pour réintégrer le Gallois Gareth Bale et le Colombien James Rodriguez, deux indésirables qui n'ont pas trouvé de porte de sortie au mercato. Mieux, il les a titularisés samedi en l'absence de Luka Modric (suspendu) et d'Eden Hazard (cuisse).

De la nervosité... puis la libération

Les deux ex-bannis ont été à la hauteur, même s'ils ont manqué de réussite, à l'image de toute leur équipe: Bale a trop croisé un tir de l'extérieur du pied (13e), envoyé une frappe au-dessus du cadre (26e) et placé une tête brûlante (53e). Et James a expédié plusieurs tentatives au ras des montants (20e, 27e, 34e, 36e), ce qui lui a valu les vivats du Bernabeu à sa sortie du terrain (57e). Bref, le Real de Zidane dominait (14 tirs à 2 à la pause !) dans le sillage de Karim Benzema, encore très bon (24e, 38e), et d'Isco, qui a régalé le stade Bernabeu de ses arabesques.

Mais la finition n'était pas au rendez-vous et les entrées de Vinicius puis de Luka Jovic n'ont pas changé la donne, même si l'attaquant serbe a expédié une tête sur la barre pour son premier ballon (70e). Dans la nervosité de la fin de match, le stade Bernabeu a rugi de bonheur lorsque Benzema a marqué d'un tir en pivot à l'entrée de la surface (82e). 

Le Real craque sur la fin

Tout le monde pensait l'affaire pliée mais le relâchement coupable des Madrilènes leur a coûté la victoire : déjà passés tout près de la correctionnelle sur une frappe de Waldo boxée par le gardien Thibaut Courtois (76e) ou sur un centre brûlant où deux joueurs de Valladolid étaient là pour reprendre (79e), les joueurs du Real ont fini par céder sur un dernier contre conclu par Guardiola (88e). Rageant !
 

AFP