Ramos
Sergio Ramos dans ses oeuvres (Real Madrid) | PEPE FUENTES / ANADOLU AGENCY

Le Real prêt pour le Barça

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Séduisants par phases et réduits à 10, les Turinois ont finalement subi la loi d’un solide Real Madrid, emmené par un Cristiano Ronaldo intenable (2-1). De bon augure avant le Clasico qui se profile ce week-end. Dans l’autre match du groupe B, Galatasaray s’impose 3 à 1 face à Copenhague, et s’empare de la seconde place de la poule.

Ce choc entre le Real Madrid et la Juve valait son pesant d’or, et ce pour bien des raisons. D’abord, parce qu’assister à cette confrontation historique de la ligue des champions, c’était l’assurance de voir une pluie d’étoiles s’abattre sur la pelouse de Bernabeu : Ronaldo, Benzema, Modric, Ramos, Pirlo, Tevez… Rien que ça. Ensuite, parce que le Real, en cas de victoire ce soir et de match nul dans l’autre match du groupe B (Galatasaray-Copenhague), pouvait déjà être qualifié pour les phases finales après seulement trois matches de C1, une première. Finalement, le club turque s’impose 3-1, mais la Maison Blanche n’a guère de souci à se faire pour la suite des évenements. Et puis, surtout, il y avait Cristiano Ronaldo.

CR7, Monsieur stats indécentes  

Mieux valait ne pas être en retard. La première banderille est plantée par la Juve : à la 2e minute de jeu, Marchisio décoche une frappe puissante à 20 mètres du but madrilène, que Casillas peine à détourner. Mais deux minutes plus tard, Cristiano Ronaldo s’énerve. Le Portugais est servi sur un plateau par Di Maria dans la surface, élimine Bouffon et pousse le ballon dans le but vide. Les minutes défilent, et la reprise en demie volée de Caceres à la 14e sonne la révolte turinoise. A la 19e, Tevez humilie Arbeloa sur le côté gauche, et expédie une belle frappe enroulée qui flirte avec la barre de Casillas. Puis, à la 22e, intervient la concrétisation du temps fort turinois : à la suite d’un cafouille dans la défense madrilène, Llorente, qui trainait là, surgit en renard des surfaces et trompe le rempart du Real. Le rythme ne redescend pas, et ça va beaucoup trop vite pour Chiellini, qui tire Ramos au sol dans la surface turinoise, à la 28e. Cristiano Ronaldo ne se fait pas prier, et inscrit là son 28e but en 22 matches de ligue des champions.

Benzema sous les sifflets

Le défenseur italien, souvent irréprochable, ne devait pas se douter avant ce choc à Bernabeu qu’il réaliserait l’un des pires matches de sa carrière. Au retour des vestiaires, il est expulsé pour avoir assené un coup de coude dans la figure de CR7. Antonio Conte est furieux, la Vieille Dame n’avait pas besoin de ça. Mais Karim Benzema, qui rate l’immanquable à la 62e (il n’avait plus qu’à pousser le ballon dans le but vide mais dévisse sa frappe), non plus. Déjà pris en grippe par les supporters du Real, il est copieusement sifflé. Di Maria, lui, sort sous les applaudissements. Les trente dernières minutes sont anecdotiques, les partenaires de Khedira gèrent. La victoire, elle, ne l’est pas. Le club entraîné par Ancelotti se rassure avant le choc contre Barcelone ce week-end. Les Blaugranas, tenus en échec par le Milan AC hier soir à San Siro (1-1), ne peuvent pas en dire autant.

Le Bayern Munich assure, les Manchester se rassurent

Dans les autres matches de cette troisième journée de la C1, les Red Devils ont fait une  bonne opération avec une petite victoire 1 à 0 sur la Real Sociedad, qui leur permet de prendre seuls la tête de la poule. De quoi oublier les affres domestiques, avec une 8e place de Premier League, à 8 longueurs des Gunners, palme de la plus grosse déception de ce début de saison.

Enfin, et sans surprise, le Bayern Munich a pu dérouler son jeu face au Viktoria Plzen (5-0, dont un doublé de Ribéry) pour conforter sa  première place. Les 8e de finale sont proches pour les Bavarois (3 victoires en 3 matches). Plus tôt dans l'après-midi, Manchester City s'était imposé 2-1 sur la pelouse du CSKA Moscou. 

Jean Charbon