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Gareth Bale sort tête basse après la défaite du Real Madrid | AFP - JOSE JORDAN

Le Real Madrid, une défaite, pas d’inquiétude

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L’incroyable série du Real Madrid et ses 22 victoires d’affilée toutes compétitions confondues a pris fin dimanche à Valence. Une défaite 2-1 malgré le 26e but de Cristiano Ronaldo en 15 journées. Pour Carlo Ancelotti, ce revers n’est pas inquiétant. Mais il tombe mal alors que le Real attaque un mois de janvier de feu.

Le club de Coritiba peut souffler. Son record de 24 victoires d’affilée ne tombera pas en ce début d’année 2015. Le Real Madrid s’est arrêté à deux victoires de ce chiffre, battu par le FC Valence à Mestalla dimanche (2-1). Le club brésilien avait fait savoir que son record pouvait encore tomber après le revers – en amical certes, mais revers quand même – du Real contre l’AC Milan (2-4) à Dubaï le 30 décembre.

Le tweet de Coritiba

Les Brésiliens ont été soulagés de voir que la série du Real a bel et bien pris fin dimanche à Mestalla. 

Le tweet de Coritiba

Du côté du Real, l’heure n’était pas au catastrophisme, ni à la désolation. Oui le Real a perdu. Non, ils ne vont pas en faire un drame. "C'est une défaite qui intervient après 22 matches gagnés. Cela devait arriver tôt ou tard. C'est arrivé aujourd'hui", a expliqué Carlo Ancelotti. Le technicien italien se voulait philosophe. Même si le Real restait sur cinq succès de rang à Mestalla en Liga, les joueurs savaient que ce rendez-vous était un vrai test. "Nous sommes habitués à gagner avec un large résultat presque tous nos matchs. Nous savions que ça allait être un match disputé et ils ont également tout donné", a avoué Sergio Ramos après la rencontre. "Valence est un adversaire qui joue très bien au football, c'est un terrain très compliqué et il ne faut pas leur enlever le mérite", a ajouté le défenseur central.

Un problème de finition

Le buteur du Real Madrid, Karim Benzema
Le buteur du Real Madrid, Karim Benzema

Cette défaite, la première depuis celle contre l’Atletico Madrid à domicile (1-2) le 13 septembre dernier, le Real aurait pourtant pu l’éviter. Il a eu des occasions après le 26e but de Ronaldo en Liga pour faire le break ou égaliser. Mais la maladresse ou le portier Alves ont eu raison des volontés offensives madrilènes. Comme l’ont dit Ancelotti et Ramos, le Real "a eu des opportunités", mais "a manqué de chances" selon son entraîneur. Pas de quoi s’inquiéter donc, "le travail a été bon" a estimé Ancelotti qui est déjà tourné vers les prochains matches. Cette impensable série qui a pris fin doit servir de base pour le reste de la saison. "C'est arrivé, ça devait arriver après 22 victoires et nous devons continuer. La saison est très longue, nous sommes bien positionnés en Liga. Cela ne nous affecte pas parce que nous pouvons nous reposer sur les bonnes choses que nous avons accomplies auparavant."

Un mois de janvier de tous les dangers

2015 s’ouvre donc comme 2014 s’était terminé, par une défaite. Le Real Madrid ne va pas avoir le temps de pavoiser puisque dès mercredi, il se déplace sur la pelouse de l’Atletico Madrid pour les 8e de finale aller de la Coupe du Roi. Sur le mois de janvier, le Real va jouer huit matches - s’il passe l’obstacle Atletico et va en quarts en Coupe -, même neuf si la rencontre des Merengue lors de la 21e journée est programmée le samedi 31 janvier. Neuf matches et non des moindres puisque en quarts le Real pourrait retrouver le Barca pour une double confrontation forcément particulière. Il affrontera également le FC Séville (5e) et le 7 février se profile aussi le derby contre l’Atletico, en Liga cette fois. Un mois de janvier très exigeant donc, "très dur", selon les mots de Ramos. Mais le Real a acquis suffisamment de certitudes durant cet automne pour ne pas paniquer. "Je ne crois pas que cela va nous affecter", ont tempéré Ancelotti et Marcelo. Réponse mercredi soir.

Benoit Jourdain @BenJourd1